Le ministre égyptien de l'Éducation prône de nouvelles décisions lors de ses rencontres avec l'ambassadeur de France et le directeur du British Council – Egypte

LE CAIRE – 1er septembre 2024 : Le ministre de l'Éducation, Mohamed Abdel Latif, a rencontré samedi Éric Chevallier, ambassadeur de France en Égypte, et Mark Howard, directeur du British Council et attaché culturel au Caire, où il a défendu les récentes décisions importantes prises par le ministère.

Lors de son dialogue avec Howard, Abdel Latif a souligné une directive de vendredi stipulant que toutes les écoles en Egypte proposant des certificats internationaux d'études secondaires doivent intégrer l'enseignement de l'arabe et de l'histoire comme éléments essentiels contribuant aux notes globales des élèves.

Abdel Latif a souligné à Howard que ce nouveau mandat vise à défendre l'identité et la culture nationales, en favorisant le sentiment d'appartenance des étudiants en renforçant l'enseignement de l'arabe et de l'histoire.

Le ministre a affirmé que cette décision s'aligne sur les pratiques mondiales, où les pays du monde accordent la priorité à l'enseignement de leur langue maternelle et de leur histoire dans leurs cadres éducatifs.

En réponse, Howard a exprimé la volonté du British Council de collaborer avec le ministère pour élucider la nouvelle politique aux écoles internationales et assurer la mise en œuvre réussie des initiatives du ministère.

Le ministre Abdel Latif et le directeur du British Council, Howard

Regard attentif sur les nouvelles décisions

Selon les nouvelles directives, les étudiants poursuivant un diplôme américain et ceux inscrits dans des écoles proposant des certificats internationaux d'études secondaires auront l'arabe et l'histoire représentant 20 pour cent de leurs notes totales, en plus de leurs résultats dans d'autres matières.

Pour les étudiants du diplôme américain, 40 pour cent de leurs notes seront basées sur leur moyenne générale, 40 pour cent supplémentaires sur les examens finaux internationaux et américains, les 20 pour cent restants étant alloués à l'arabe et à l'histoire selon la nouvelle réglementation.

Les élèves des lycées internationaux auront chacun 10 pour cent des notes en arabe et en histoire, et les évaluations dans ces matières seront menées par le biais d'examens généraux organisés par le ministère.

En outre, le ministre a annoncé que les élèves des systèmes scolaires internationaux étudieront l’arabe, l’histoire et la religion de la 10e année jusqu’à la fin de leurs études, en s’alignant sur le système national des lycées (Thanaweya Amma).

Ces écoles ont également pour mandat d’enseigner l’arabe aux élèves de maternelle, ainsi que l’arabe et la religion aux élèves de la 1re à la 3e année ou leurs équivalents.

De la 4e à la 9e année, les élèves étudieront les sciences sociales en même temps que l'arabe et la religion. Les directives précisent que les notes des élèves dans chacune de ces classes comprendront 20 pour cent pour l'arabe et les sciences sociales.

Rencontre avec l'ambassadeur de France

Lors de sa rencontre avec l'ambassadeur de France, le ministre a également plaidé en faveur des récentes décisions visant à restructurer l'enseignement secondaire national, affirmant que ce processus adhère aux normes internationales, est fondé sur des principes scientifiques et est supervisé par des experts.

Il a souligné que ces décisions garantissent la cohérence des programmes sans compromettre le contenu éducatif, tout en améliorant les compétences des étudiants.

Abdel Latif a ajouté que les nouvelles réglementations soutiennent les enseignants grâce à un processus éducatif amélioré, en accordant plus de temps aux matières principales et en garantissant suffisamment de temps pour couvrir le programme dans le délai imparti.

En outre, le ministre a mentionné une décision récente visant à classer la deuxième langue étrangère enseignée aux élèves du secondaire, principalement le français ou l'allemand, comme une matière à réussite ou à échec plutôt qu'une matière principale comme cela était désigné auparavant.

Il a assuré à l’Ambassadeur Chevallier que la plupart des pays du monde n’enseignent qu’une seule langue étrangère en plus de leur langue maternelle.

Abdel Latif a fait référence à des décisions supplémentaires qui ont prolongé l'année scolaire de 23 à 31 semaines et ont augmenté la durée des cours de cinq minutes, affirmant que ces mesures amélioreraient la capacité d'enseignement de 33 pour cent.

Enseignement du français

Le ministre a également souligné l’importance d’enseigner efficacement le français dans les écoles où le français est la langue principale, avec l’aide de l’expertise française en matière d’élaboration des programmes et de supervision pédagogique.

Abdel Latif a réitéré l'engagement du ministère à élargir le modèle d'écoles où le français est la langue principale.

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