- Le président William Ruto a nommé Charles Owino, ancien porte-parole de la police, nouveau président du Kenya Institute of Mass Communication (KIMC).
- Le mandat d’Owino en tant que président du KIMC devrait s’étendre du 29 septembre 2023 au 5 octobre 2024, selon l’avis du journal officiel.
- Ruto a révoqué la nomination de Kathleen Openda, ancienne animatrice de télévision du Kenya Television Network (KTN).
Nairobi – Le président William Ruto a nommé l’ancien porte-parole de la police, Charles Owino, comme nouveau président du Kenya Institute of Mass Communication (KIMC).
Source : Journal Afrique
Le KIMC est l’institut pionnier de formation aux médias du pays, créé en 1961, alors connu sous le nom d’école de formation Voice of Kenya.
Son objectif principal était de former des ingénieurs et des techniciens en électronique pour ce qui était alors le Kenya Broadcasting Service (KBS), avant qu’il ne devienne en 1962 la Kenya Broadcasting Corporation (KBC).
KBC a ensuite été nationalisée en 1964 et a changé sa marque pour Voice of Kenya (VOK).
Ruto nomme Owino
Dans un communiqué du mercredi 27 septembre, le chef de l’Etat a choisi Owino pour diriger l’institut pendant un an.
« Moi, William Samoei Ruto, président de la République du Kenya et commandant en chef des forces de défense, nomme Charles Owino Wahong’o président du Conseil de l’Institut kenyan de communication de masse, avec effet au 29 Septembre 2023 jusqu’au 5 octobre 2024. La nomination de Kathleen Openda est révoquée », indique en partie l’avis.
Avec cette dernière nomination, Ruto a en outre révoqué la nomination de l’ancienne animatrice de télévision du Kenya Television Network, Kathleen Openda, à ce poste par le président à la retraite Uhuru Kenyatta.
« La nomination de Kathleen Openda est révoquée », peut-on lire dans l’avis.
Owino affirme que les Kenyans ne sont pas civilisés
Dans un autre incident, Owino a suscité la controverse après avoir absous les policiers de toute responsabilité dans les meurtres de maandamano, affirmant que les manifestants avaient agi en dehors de la loi.
Selon Owino, les citoyens kenyans ne sont « pas civilisés » dans leurs manifestations, et c’est pourquoi les forces de sécurité sont parfois obligées d’utiliser beaucoup de force pour les retenir.
« Plus important encore, ce qu’il faut se demander, c’est dans quelle position se trouve la police. Les organisateurs de ces manifestations sont-ils civils en eux-mêmes ? » Owino a posé.
Parler à Télévision citoyenne Dans la soirée du mercredi 19 juillet, Owino a remis en question les objectifs des manifestations organisées par l’opposition Azimio La Umoja One Kenya Coalition Party.
« Les manifestants sont-ils prêts à respecter les règles telles qu’elles sont imposées, car, par exemple, ils ont prévenu la police, s’ils se sont mis d’accord sur les itinéraires qu’ils veulent suivre ? Et aussi s’ils se sont mis d’accord sur les horaires », a déclaré Owino.
Owino a insisté sur le fait que les Kenyans eux-mêmes sont responsables des décès observés lors des manifestations antigouvernementales en raison de leur comportement.
Source : Journal Afrique