Le mufti clarifie ce que les veuves peuvent faire pendant l’eda – Tanzanie

DAR ES SALAM : Le mufti et cheikh en chef de Tanzanie, le cheikh Abubakar Zubeir Bin Ally, a précisé que la loi islamique permet à une veuve de continuer à accomplir des tâches essentielles nécessitant son attention personnelle tout en observant la période eda.

Eda, dérivé du mot arabe « iddah », est la période d’attente prescrite qu’une femme musulmane observe après le décès de son mari.

S’exprimant mercredi à Dar es Salaam, au siège du Conseil musulman de Tanzanie (BAKWATA), le mufti Zubeir a déclaré qu’une veuve peut assumer des responsabilités qui ne peuvent être assumées par une autre personne, à condition qu’elle observe
les conditions et procédures prescrites par la loi islamique pendant l’eda.

Il a cité la présidente Samia Suluhu Hassan comme exemple, affirmant qu’elle peut continuer à s’acquitter de responsabilités nationales qui nécessitent spécifiquement son attention personnelle tout en observant l’Eda après le décès de son mari.

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Selon le mufti, ces fonctions ne sont pas contraires à la loi islamique dans laquelle elles sont essentielles et ne peuvent être déléguées à une autre personne.

Il a toutefois souligné qu’une veuve qui assume de telles responsabilités doit continuer à respecter les exigences régissant la période eda.

La clarification concerne l’équilibre entre les exigences islamiques et
responsabilités personnelles inévitables, en particulier lorsqu’une veuve assume des fonctions qui
nécessitent son implication directe.

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