Le Premier ministre ordonne le retour des marchandises des commerçants et met en garde les régulateurs contre les abus – Tanzanie

DODOMA : Le Premier ministre Mwigulu Nchemba a ordonné la restitution immédiate des marchandises confisquées aux petits commerçants et a sévèrement mis en garde les autorités de régulation contre la saisie des capitaux des commerçants sous couvert d’inspections de routine.

Le Dr Nchemba a prononcé la directive le samedi 13 juin 2026, lors d’une réunion publique au stade Mnadani dans le quartier de Mgongo, où il s’adressait aux résidents, entendait les griefs et résolvait les préoccupations administratives soulevées par les communautés de la division Shelui.

L’intervention faisait suite à des plaintes de commerçants, qui affirmaient que les agents de réglementation avaient saisi de l’huile de cuisson et d’autres marchandises, une action qui, selon eux, avait paralysé leurs entreprises et perturbé leurs moyens de subsistance déjà limités.

Le Premier ministre a exprimé son inquiétude face à cette conduite, remettant en question la justification de la confiscation du stock de travail et insistant sur le fait que les organismes chargés de l’application des lois ne doivent pas porter atteinte aux citoyens mêmes qu’ils sont chargés de réglementer et de protéger.

« Le gouvernement n’a pas l’intention de voir les citoyens privés de leur fonds de roulement au nom de la répression », a-t-il déclaré. « Pourquoi prenez-vous leurs marchandises ? N’avez-vous pas écouté mes directives lors de mes visites ? J’ai été très clair sur le fait qu’il ne faut pas toucher aux biens des gens. Le pétrole n’est pas seulement un stock, c’est leur capital. Même un seul conteneur de haricots représente le gagne-pain de quelqu’un, alors pourquoi confisquer son huile ? »

Le Premier ministre a donc ordonné que toutes les marchandises saisies soient restituées sans délai et a exhorté les institutions de réglementation à effectuer des inspections de manière professionnelle, ferme et équitable, sans imposer de difficultés inutiles aux petits commerçants dont les moyens de subsistance dépendent du commerce quotidien.

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