Le comité pense également que Busisiwe Mkhwebane a tenu des réunions secrètes avec l’Agence de sécurité de l’État au cours de son enquête sur l’ABSA.
DOSSIER : Le protecteur public suspendu Busisiwe Mkhwebane a publié le 13 juin 2023 des clips audio supposés sur une prétendue tentative de corruption de 600 000 rands par des membres du Parlement de l’ANC et la présidente de l’enquête parlementaire de la section 194 sur son aptitude à exercer ses fonctions. Photo : Jacques Nelles/Eywitness News
CAPE TOWN – Lundi marque la date limite pour que la Protectrice publique suspendue Busisiwe Mkhwebane réponde à la déclaration de culpabilité de l’enquête en vertu de l’article 194 contre elle.
L’enquête sur l’aptitude de Mkhwebane à occuper ses fonctions a conclu ses considérations sur diverses conclusions d’incompétence et de faute liées à ses enquêtes.
Elle lui a donné jusqu’à lundi pour répondre à son projet de rapport avant qu’un dernier recommandant sa révocation en tant que Protecteur du citoyen ne soit envoyé à l’Assemblée nationale pour examen.
Les députés disent que Mkhwebane est coupable d’inconduite pour avoir ignoré diverses conclusions du tribunal
Lors de sa dernière réunion, l’enquête a reconnu Mkhwebane coupable d’incompétence et d’inconduite dans des enquêtes sur des questions telles que l’unité des voyous du Service des impôts sud-africain (Sars) et l’enquête sur le « canot de sauvetage » de l’ABSA/Reserve Bank.
Le comité pense également que Mkhwebane a tenu des réunions secrètes avec l’Agence de sécurité de l’État au cours de son enquête sur l’ABSA.
Le comité de l’article 194 se prépare à finaliser le rapport d’enquête sur la destitution de Mkhwebane
Il l’a également déclarée coupable d’être en possession illégale d’un rapport de renseignement alors qu’elle menait son enquête sur l’unité des voyous Sars.
Bien qu’il ne soit pas encore clair si Mkhwebane a respecté le délai, l’enquête de l’article 194 se réunira mardi pour examiner ses observations avant d’adopter son rapport final.
Pendant ce temps, l’avocat Winston Erasmus a lancé un autre appel au Parlement pour que le président Richard Dyantyi se retire de l’enquête.
Dans une lettre adressée au président de l’Assemblée nationale, Nosiviwe Mapisa Nqakula, Erasmus a déclaré qu’elle devrait suspendre l’enquête en raison de la partialité présumée de Dyantyi.