Le président Bola Tinubu souhaite une réglementation plus stricte de la profession juridique dans le pays, selon un projet de loi qu’il a envoyé mardi au Sénat.
Intitulé « Projet de loi sur les praticiens du droit 2025 », le projet de loi vise à abroger la loi sur les praticiens du droit, Cap L11, Lois de la Fédération de 2004, qui a été initialement promulguée en 1962.
Le nouveau projet de loi introduira un cadre juridique visant à renforcer la profession juridique.
« La législation proposée introduit un cadre juridique moderne pour renforcer la réglementation de la profession juridique au Nigeria et pour fournir les réformes nécessaires qui amélioreront les normes professionnelles, les mécanismes disciplinaires et la confiance du public dans la pratique juridique », a expliqué Tinubu dans une lettre accompagnant le projet de loi et lue par le président du Sénat, Godswill Akpabio, sur place.
Il a noté que les défis émergents en matière de réglementation de la conduite professionnelle, d’octroi de licences aux praticiens et d’établissement de mesures disciplinaires appropriées avaient rendu inévitable une révision complète de la loi existante.
Tinubu a donné plus de détails : « Ce projet de loi prévoit une plus grande responsabilité, une éthique professionnelle plus forte et une structure réglementaire plus transparente, des réformes essentielles au vu de la demande nationale et internationale croissante de services juridiques au Nigeria.
« Les principales dispositions du projet de loi comprennent :
Section 1 : Décrit les objectifs de la Loi, notamment la promotion et la protection de l’intérêt public, le renforcement de l’état de droit, l’amélioration de l’accès à la justice et une meilleure compréhension par le public des droits et devoirs juridiques.
« Section 2 : Établit les principes fondamentaux qui guident les praticiens du droit, notamment l’intégrité, la confidentialité et des normes éthiques élevées.
« Section 3 : Établit l’organisme chargé d’admettre les personnes qualifiées dans la profession juridique.
« Article 17 : Crée le Comité de discipline des praticiens du droit, habilité à examiner et à déterminer les cas de faute professionnelle.
« Article 18 : Fournit une gamme de sanctions en cas d’inconduite, notamment la suspension, la restriction, la réprimande et la radiation du rôle.
«Articles 25 et 26 : introduire un stage juridique post-professionnel obligatoire de deux ans (PPLI) et un développement professionnel continu (DPC) obligatoire pour tous les praticiens du droit.
« Articles 27 à 29 : prévoient l’inspection et l’accréditation des cabinets d’avocats, la délivrance de permis d’exercice et l’adoption de sceaux et de cachets d’exercice officiels. »