Quartiers de Nairobi avec un nombre élevé d’animaux à risque de maladies, rapport – Kenya

  • Une nouvelle étude a révélé que les quartiers à haute densité, la faune adaptée aux villes et le potentiel de maladies émergentes sont étroitement liés
  • L’étude, menée à Nairobi, au Kenya, a révélé que les quartiers à forte population et à forte présence de bétail présentent des degrés plus élevés de chevauchement génétique
  • Les résultats de l’étude ont des implications importantes pour la santé publique, soulignant la nécessité d’une vigilance accrue

Nairobi – Une étude révolutionnaire menée à Nairobi a dévoilé une profonde corrélation entre les quartiers à haute densité, la faune adaptée aux villes et le potentiel de maladies émergentes qui peuvent se transmettre des animaux aux humains.

On voit des gens ramasser des matières recyclables parmi les cigognes Marabou à la décharge de Dandora à Nairobi. Photo : Allan Muturi/Getty Images.
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L’étude, dirigée par le Dr James Hassell, éminent vétérinaire de la faune et épidémiologiste du programme de santé mondiale du Smithsonian’s National Zoo and Conservation Biology Institute (NZCBI), offre des preuves concrètes qui mettent en lumière la dynamique complexe de la transmission des maladies dans les zones urbaines à croissance rapide. environnements.

Lien entre la population humaine et animale

La recherche publiée dans les Actes de l’Académie nationale des sciences présente le lien où l’urbanisation, la densité de population et les interactions animal-humain se croisent pour créer un terrain fertile pour l’émergence de maladies.

Les résultats servent de signal d’alarme, appelant à un recalibrage des priorités pour protéger la santé publique et promouvoir des mesures efficaces de contrôle des maladies.

L’étude s’est concentrée sur Nairobi, une métropole animée caractérisée par une urbanisation rapide et non planifiée.

Il a mis en lumière un schéma inquiétant, les quartiers avec des populations élevées, une présence intensive de bétail et une faune adaptée aux villes comme les rongeurs ont tendance à présenter des degrés plus élevés de chevauchement génétique entre les bactéries E. coli trouvées chez les humains et les animaux.

Potentiel de transmission de maladies

Cette proximité génétique signifie le potentiel de transmission de maladies et offre des informations vitales sur les domaines où la vigilance, l’accès aux soins de santé et la surveillance des maladies doivent être prioritaires.

« Ces zones à haute densité sont des points chauds où les conditions sont réunies pour que les agents pathogènes passent des animaux aux humains. Le risque s’amplifie avec un assainissement limité, une gestion des déchets inadéquate et un manque de biodiversité », a expliqué le Dr Hassell.

Cette puissante combinaison crée un environnement où les maladies peuvent proliférer sans contrôle, provoquant une intervention urgente pour assurer la sécurité publique.

Les implications de l’étude s’étendent au-delà de Nairobi, servant de microcosme des défis auxquels sont confrontées de nombreuses villes à croissance rapide dans les tropiques.

Alors que l’urbanisation poursuit sa trajectoire rapide à l’échelle mondiale, la menace des maladies émergentes pèse lourdement.

Le Dr Hassell a souligné la nécessité d’une action immédiate et décisive, déclarant :

« Nous ne pouvons pas repenser les environnements urbains, mais nous pouvons renforcer l’accès à des soins de santé de qualité, à la surveillance des maladies et à l’assainissement pour atténuer les risques. »

Cette recherche cruciale marque une étape cruciale vers la compréhension de la dynamique des maladies dans les paysages urbains.

Comment la recherche a été menée

L’équipe du Dr Hassell, en collaboration avec des partenaires kenyans et britanniques, a utilisé une approche multidisciplinaire qui comprenait l’analyse génétique des bactéries E. coli recueillies auprès de divers hôtes dans les quartiers de Nairobi.

Les connaissances acquises offrent une feuille de route pour identifier les domaines de préoccupation et adopter des stratégies efficaces de contrôle des maladies.

Alors que le monde est aux prises avec les défis de l’urbanisation et les interactions complexes entre les humains, les animaux et l’environnement, des études comme celle-ci se présentent comme des phares de connaissances, guidant les efforts pour créer un avenir plus sûr et plus sain pour tous.

Source : Journal Afrique

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