La Commission éthiopienne des droits de l’homme (EHRC) a déclaré dans un communiqué publié hier soir concernant la détérioration de la situation sécuritaire dans la région d’Amhara que les droits de l’homme doivent être respectés et que la priorité doit être donnée aux dialogues pacifiques pendant l’état d’urgence.
EHRC a rappelé qu’il surveillait de près l’aggravation du conflit armé et des problèmes de sécurité dans la région d’Amhara depuis avril 2023 et les effets néfastes qu’il a entraînés sur les droits de l’homme et les dommages qu’il a causés aux résidents et à la région environnante. Il convient de mentionner que la priorité doit être donnée à la paix et que les civils doivent également être protégés contre de nouveaux dommages.
Cependant, au lieu de s’améliorer, la situation sécuritaire dans la Région s’est détériorée depuis la mi-juillet 2023. De nombreuses zones de la Région ont été en proie à des conflits. À la suite d’attaques dans certaines zones, des civils ont été blessés et des propriétés ont été endommagées. Les transports et autres services sociaux ont également été perturbés, et récemment le service Internet a été coupé dans de nombreuses zones de la Région. La Commission a indiqué que les résidents ont du mal à se déplacer librement et à faire leur travail respectif. Des restrictions de mouvement ont également été imposées dans certaines régions, a indiqué EHRC dans son communiqué.
Des milliers de personnes déplacées de diverses parties du pays et de nombreuses autres personnes qui ont fui les zones de conflit dans les pays voisins (réfugiés, demandeurs d’asile et migrants) ont été confrontées à de graves problèmes dans la Région, a déclaré la Commission.
La Commission a également rappelé qu’elle continuerait à exercer les fonctions et responsabilités qui lui sont conférées par la proclamation numéro 210/2000 (telle que modifiée par la proclamation numéro 1224/2020) et conformément à l’article 6(12). La Commission a en outre déclaré qu’elle continuerait à surveiller la situation des droits de l’homme dans la région, notamment en organisant des discussions avec les organes compétents des gouvernements régional et fédéral.
EHRC a exhorté toutes les parties à donner la priorité à la paix pour résoudre le problème de manière durable, à s’abstenir d’actions qui aggravent le conflit et à veiller à ce que les mesures prises par le gouvernement ne causent pas de violations des droits de l’homme et davantage de tort aux résidents.
En outre, EHRC a demandé instamment que la mise en œuvre de l’état d’urgence se fasse de manière à respecter les principes internationalement acceptés et les lois sur les droits de l’homme. Il doit être mis en œuvre d’une manière exempte de partialité et qui ne violera pas la proclamation de l’état d’urgence, la Constitution du pays, et doit être pratique conformément aux lois nationales et internationales sur les droits de l’homme que l’Éthiopie a acceptées et ratifiées, EHRC de toute urgence.