LE CAIRE – 9 août 2024 : L’Egypte a renouvelé vendredi son rejet catégorique de toutes les tentatives israéliennes de déplacer les habitants de la bande de Gaza et de les pousser vers le territoire égyptien pour « vider la question palestinienne de son contexte ».
Selon une source de haut rang, la position égyptienne sur la question palestinienne est ferme et claire et ne peut être compromise.
La source a ajouté que l'Egypte a adhéré aux plus hauts niveaux de retenue depuis le début de la guerre à Gaza, espérant parvenir au calme et éviter d'entrer dans la région dans un cercle vicieux de conflit.
La source a affirmé que la promotion par Israël des allégations concernant l'existence de tunnels à l'intérieur du territoire égyptien « est complètement fausse ».
Les dirigeants égyptien, qatari et américain ont lancé une invitation conjointe à Israël et au Hamas pour participer à des discussions cruciales jeudi 15 août, soit à Doha, soit au Caire, pour négocier un accord de cessez-le-feu à Gaza.
« Il est temps d'apporter un soulagement immédiat à la fois à la population de Gaza qui souffre depuis longtemps ainsi qu'aux otages et à leurs familles », peut-on lire dans une déclaration conjointe du président Abdel Fattah El-Sisi, du président américain Joe Biden et de l'émir du Qatar, Cheikh Tamim bin Hamad Al Thani, jeudi.
« Le moment est venu de conclure l’accord de cessez-le-feu et de libération des otages et des détenus. »
Les trois dirigeants ont souligné que les pourparlers de jeudi visent à combler toutes les divergences restantes entre les deux parties et à commencer la mise en œuvre de l'accord de cessez-le-feu « sans plus tarder ».
« Il n’y a plus de temps à perdre ni d’excuses pour retarder davantage les hostilités. Il est temps de libérer les otages, d’entamer le cessez-le-feu et de mettre en œuvre cet accord. »
Le communiqué souligne que cet accord est basé sur les principes énoncés par le président américain le 31 mai et approuvés par la résolution 2735 du Conseil de sécurité des Nations Unies.
Dans la déclaration, l’Égypte, le Qatar et les États-Unis ont proposé leur aide pour combler les lacunes restantes afin de répondre aux exigences des deux parties.
Cette déclaration commune intervient dix mois après le début de la guerre israélienne à Gaza, qui a fait un bilan dévastateur, avec près de 40 000 morts, plus de 91 000 blessés, le déplacement de la plupart des 2,2 millions d'habitants de Gaza et une enclave confrontée à la menace imminente de la famine.
La guerre a été déclenchée par une attaque du Hamas contre des communautés israéliennes près de Gaza le 7 octobre, au cours de laquelle des combattants palestiniens ont capturé environ 250 Israéliens et ressortissants étrangers.