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La Chambre de commerce internationale (CCI) de Paris, en France, s’est prononcée en faveur du Nigeria dans le cadre de l’attribution de 2,35 milliards de dollars demandée par Sunrise Power pour le projet hydroélectrique de Mambilla et a ordonné à Sunrise et à son promoteur de rembourser les frais juridiques du Nigeria, qui s’élèvent à 11,8 millions de dollars.
Un panel de trois membres du tribunal, dans une décision rendue jeudi, a rejeté la demande de Sunrise pour une déclaration selon laquelle le Nigeria a manqué à ses obligations contractuelles en vertu de l’accord de règlement et de l’addendum.
Il a également rejeté la demande de Sunrise visant à ce que le Nigeria paie à l’entreprise 400 millions de dollars en règlement du montant du règlement de 200 millions de dollars et du montant par défaut de 200 millions de dollars.
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Le panel a en outre déclaré que Leno Adesanya, le promoteur de Sunrise, est lié par la convention d’arbitrage avec le Nigeria conformément à l’accord de règlement et à l’addendum, et que le tribunal est compétent pour connaître de la demande reconventionnelle du Nigeria contre lui et son entreprise.
Le tribunal a ordonné à Sunrise et Adesanya de rembourser au Nigeria 75 pour cent des frais et dépenses juridiques engagés par le pays dans le cadre de cet arbitrage.
Les frais juridiques s’élèvent à 11 819 506,51 $, dont 2 500 000 $ seront couverts directement par le montant détenu en dépôt par la CPI qui sera libéré dès la notification de la sentence finale.
Sunrise et Adesanya ont été condamnés à payer au Nigeria les 9 319 506,51 $ restants plus des intérêts à un taux annuel de 10 pour cent, « composé annuellement, à compter de la date de notification de cette sentence finale jusqu’à ce que ce montant soit payé intégralement ».
Les frais d’arbitrage doivent être partagés par Sunrise et Adesanya (75 pour cent) et le Nigeria (25 pour cent), le coût étant fixé à 1 656 500 $.
Le panel était présidé par Melaine van Leeuwen, avec Stavros Brekoulakis et Simon Nesbitt comme co-arbitres, et le Nigeria était représenté par une équipe d’avocats dirigée par Elizabeth Oger-Gross et Tolu Obamuroh, désormais de Paul Hastings LLP.
Il convient de rappeler que Sunrise avait, le 10 octobre 2017, entamé un arbitrage contre le Nigéria devant la Cour internationale d’arbitrage de la CCI, demandant une sentence de 2,354 milliards de dollars pour « rupture de contrat » dans le cadre d’un accord de 2003 pour la construction de la centrale de 3 050 MW à Mambilla, dans l’État de Taraba, sur une base « construction, exploitation et transfert » évaluée à 6 milliards de dollars.
Dans le deuxième arbitrage, la société demande un règlement de 400 millions de dollars, qui constitue les termes du non-respect par le gouvernement nigérian de l’accord de règlement conclu par les deux parties en 2020 pour mettre fin à l’arbitrage.
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