Le changement climatique menace la révolution des algues de la Tanzanie – Tanzanie

Zanzibar: Le long des rives ensoleillées de la côte de la Tanzanie, sous les vagues chatoyantes de la région de Zanzibar, Lindi, Tanga et Coast, quelque chose de remarquable se produit.

La mer, une fois simplement une source de poisson ou d'autres sources de fruits de mer, est réinventée.

Cela devient un champ vivant, une ferme flottante, et pour beaucoup, une bouée de sauvetage.

Les algues, calmes et sans prétention, transforment des vies d'une manière que peu auraient imaginée il y a une décennie.

Lorsque des filets de pêche une fois placés pour des sardines, les cordes s'étendent désormais sur le fond de l'océan peu profond, ancrée par des piquets en bois et bercent doucement des brins d'algues. Avant la marée du matin, les femmes, les femmes, beaucoup d'entre elles mères, les grands-mères et les filles, se tournent dans l'eau fraîche et à la taille, accroupie sur les lignes avec des mains pratiquées.

Ils lient les semis, un par un, avec une détermination silencieuse, pas seulement la plantation d'algues mais tisser des rêves dans la mer. Ce n'est pas seulement l'agriculture. C'est un acte de foi.

Abdullah Mahzumi de la Zanzibar Seaweed Company (Zasco) l'appelle plus qu'un moyen de subsistance, c'est un mode de vie. Et ça se voit. Ces communautés côtières ne récoltent pas seulement les algues; Ils vivent par ses rythmes. Les frais de scolarité, les repas quotidiens et les factures médicales sont désormais payés à partir des récoltes tirées de l'océan. La mer, longtemps prise pour acquise, tient maintenant une promesse sacrée.

Mais cette promesse ne se présente pas sans ses épreuves. L'agriculture sous l'eau n'est pas une mince affaire. Il exige des compétences, de la patience et une sorte d'intimité avec la nature qui ne peut pas être enseignée du jour au lendemain.

Les variétés d'algues cultivées comme Cottonii et Spinosum nécessitent une touche minutieuse et une compréhension approfondie du timing et de la technique.

C'est pourquoi les ONG locales, les coopératives et même les partenaires internationaux sont intervenus, organisant des séances de formation avant de planter des saisons. Les agriculteurs apprennent à choisir des semis solides, quand planter et récolter, et à sécher correctement les algues pour préserver sa valeur marchande. Et pourtant, la mer a ses propres humeurs.

Le changement climatique a commencé à chuchoter une nouvelle vérité dure dans ces vents côtiers. Les pluies, une fois prévisibles, arrivent désormais inopinées, parfois trempées, tout comme elle est prête à sécher.

Le sel cède la place à l'eau douce, invitant la pourriture et les champignons. Une récolte en ruine peut signifier des assiettes vides, des frais de scolarité non rémunérés et de l'espoir décolorant.

Ensuite, il y a les défis les plus humains, accidentels, mais non moins dommageables. Une bouteille de moustique baptisée trop près d'un tapis de séchage, ou d'algues emballées sous des couvertures humides, peut gâcher un lot entier. Ce qui aurait dû être un produit commercialisable devient une perte, souvent en raison d'une simple surveillance ou d'un manque de stockage approprié. Pourtant, au milieu de tout cela, la marée tourne à la fois au propre et au figuré.

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Les petits entrepreneurs ne se contentent plus de vendre des algues brutes. Ils le soumettent dans des savons faits à la main, le transforment en huiles de soin, le mélangeant en farines et explorant ses utilisations culinaires. Des tables de cuisine aux petits ateliers de maison, les algues évolue vers quelque chose de plus qu'une récolte, il devient un métier. Pour les femmes et les jeunes le long de la côte, cette valeur ajoutée n'est pas seulement créative, elle est révolutionnaire. C'est la différence entre la subsistance et la durabilité.

Et le gouvernement écoute. Une fois silencieux sur les prix des algues, il est intervenu avec des réformes, fixant des prix plus équitables et réduisant l'exploitation par les intermédiaires qui ont déjà acheté et vendu haut. Avec de nouvelles politiques en place, la dignité est revenue aux agriculteurs. La fierté brille sur les visages des femmes qui devaient une fois accepter le prix offert.

Dans Pemba, une usine de traitement nouvellement construite est un symbole de l'ambition. Il signale un passage de l'exportation brute vers la valeur raffinée d'une chance pour la Tanzanie de négocier non seulement en volume, mais dans le savoir-faire et la qualité. C'est un pas vers une économie d'algues qui profite à ceux qui le nourrissent du fond marin.

Sur les marées, pliés au soleil du matin, ces agriculteurs font plus que cultiver une plante marine. Ils poussent la résilience. Avec chaque marée qui porte leurs lignes d'algues, elles tirent plus qu'une simple récolte; Ils tirent un avenir. Parce que pour eux, les algues ne sont pas seulement une culture aquatique. C'est une révolution tranquille, ondulant dans les eaux côtières de la Tanzanie, un brin à la fois.

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