Ladigbolu met en garde FG sur la nouvelle loi fiscale, souhaite l’équité et la sensibilisation du public – Tribune Online – Egypte

Le célèbre religieux et ancien archevêque de l’Église méthodiste du Nigeria, Mgr Ayo Ladigbolu, a averti le gouvernement fédéral d’aborder la mise en œuvre de la nouvelle loi fiscale avec sensibilité, équité et éclaircissement adéquat du public.

Ladigbolu, qui a lancé cet avertissement lors du Sommet du Sud-Ouest sur la restructuration économique et le renouveau national tenu à Akure, a appelé le Service fédéral des recettes intérieures (FIRS), le ministère de l’Information et l’Agence nationale d’orientation (NOA) à se lancer dans un engagement public massif pour éduquer les citoyens sur les objectifs et les implications du nouveau régime fiscal.

Dans son article intitulé « Une réflexion sur la restructuration économique et le renouveau national », le religieux a exhorté les Nigérians à rester patients et optimistes quant aux réformes économiques en cours initiées par le gouvernement fédéral.

Il s’est dit convaincu que le pays récolterait des bénéfices substantiels si le processus était poursuivi avec transparence et cohérence.

Ladigbolu a souligné les gains potentiels des réformes, notamment une meilleure génération de revenus pour le développement des infrastructures, un meilleur approvisionnement en électricité et une transition progressive vers des sources d’énergie plus propres et plus durables.

Il a noté que la dépendance du pays à l’égard des produits pétroliers importés pourrait être considérablement réduite grâce à une politique cohérente, ce qui protégeait l’environnement, renforcerait les industries locales et encouragerait l’utilisation des véhicules à essence et de gaz de cuisine parmi les ménages.

L’archevêque à la retraite a également souligné la nécessité d’un dialogue inclusif entre le gouvernement, le secteur privé et la société civile, évitant que toute réforme dépourvue de visage humain et de confiance du public puisse déclencher la résistance des citoyens.

« Nous devons travailler ensemble comme une seule région, un seul peuple et une seule voix pour assurer l’avenir de notre démocratie ».

Dans son discours d’ouverture intitulé « Un nouveau chapitre dans les annales de la gouvernance démocratique de la région du Sud-Ouest », le président du comité directeur du Sommet du Sud-Ouest, le Dr Akin Onigbinde, a mis en garde contre le fait de permettre au sommet de devenir un événement ponctuel.

Il a insisté pour qu’il soit institutionnalisé en tant qu’élément statutaire au sein des cabinets des gouverneurs du Sud-Ouest afin d’assurer la continuité et un impact mesurable.

Onigbinde a souligné que le plus grand défi de la région n’est pas l’opposition extérieure mais le risque de négliger le dialogue citoyen-gouvernement soutenu en tant qu’élément permanent de la gouvernance.

Il a souligné que les délibérations du sommet doivent se traduire par des actions concrètes, les représentants des gouvernements étant tenus de produire des rapports fondés sur des preuves et d’être tenus responsables de leurs engagements.

Onigbinde a en outre chargé les participants d’engager les responsables publics avec respect et franchise, insistant sur le fait que la participation active et sincère des citoyens reste essentielle à la croissance et au renouveau démocratique de la région.

Pour sa part, le directeur général de la Commission du Programme de développement pour l’ouest du Nigéria (DAWN), le Dr Seye Oyeleye, a souligné la nécessité d’une collaboration plus forte entre les États du Sud-Ouest pour accélérer la croissance régionale et approfondir l’engagement citoyen-gouvernement.

Oyeleye a exhorté les dirigeants de la région à consolider leurs efforts en faveur de l’innovation, de l’industrialisation et du développement des infrastructures, soulignant que « le poids du progrès régional est trop lourd à porter pour un seul État ».

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