Comment l'extorsion de la police saigne les routes et les gens du Nigéria – Nigéria

L'extorsion de la police reste une tache sombre sur le système d'application de la loi du Nigéria, érodant la confiance du public et étouffant l'activité économique. Cette forme insidieuse de corruption, où les officiers exploitent leur autorité pour extraire illicitement de l'argent ou des marchandises, n'est pas un événement isolé mais un système profondément ancré. Bien que cette critique ne réduit pas le dévouement de nombreux officiers patriotiques au sein des forces de police du Nigéria, elle souligne le besoin urgent d'une plus grande responsabilité et intégrité dans la police. Selon l'édition 2023 du baromètre mondial de corruption de Transparency International, les forces de police nigérianes (NPF) sont régulièrement classées comme l'institution la plus corrompue du pays. Près des trois quarts (73%) des Nigérians croient que les policiers «la plupart» ou «tous» sont corrompus. Cette perception n'est pas infondée. Entre 2009 et 2011 seulement, les «taxes routières» informelles auraient généré des coûts stupéfiants de 3,48 milliards de dollars en fin de compte par des citoyens ordinaires. Lors d'un récent voyage à Badagry, j'ai été témoin de cette corruption de première main. Dès le premier arrêt de bus de porte, notre véhicule commercial a rencontré pas moins de cinq points de contrôle de la police le long d'un tronçon de route relativement court. Le conducteur, clairement familier avec la routine, avait 200 notes ₦ ₦ ₦ ₦ ₦ Notes empilées en préparation. À chacun des trois premiers points de contrôle, il a remis une note sans aucune inspection ni interrogatoire. Lors des deux derniers arrêts, le prix est passé à 500 ₦.

Quand j'ai demandé pourquoi, le conducteur a répondu sinistrement: «Ils peuvent retarder tout le monde dans le bus sans raison, m'empêcher de travailler toute la journée, ou même mettre mon véhicule.» Il a poursuivi en expliquant comment ses revenus quotidiens sont drainés, d'abord par les frais de parcs motrices, puis les cotisations de l'Union, et enfin par ces prélèvements non officiels de la police, avant même de considérer le carburant ou l'entretien des véhicules. Ces coûts sont inévitablement transmis aux navetteurs à travers des tarifs gonflés. « Rien ne peut être fait », a-t-il haussé les épaules, faisant écho à l'impuissance ressentie par beaucoup. L'éclat de ces opérations souligne une culture d'impunité. Il est inconcevable que les hauts dirigeants de la police, y compris l'inspecteur général de la police (IGP), ne connaissent pas ces pratiques généralisées. Pourtant, l'absence d'action décisive a permis à cette corruption de se transmettre et de se normaliser. Le dicton populaire: «Police No Dey Catch Police», capture la perception du public d'une faute non contrôlée. Bien qu'il y ait eu des cas d'officiers jugés et rejetés pour faute, ces cas ne se révélent souvent que parce que les citoyens braves risquent leur sécurité pour documenter les abus. Cela soulève une question critique: pourquoi les Nigérians ordinaires devraient-ils être contraints de compléter les salaires des fonctionnaires par contraintes? Les conséquences de l'extorsion de la police sont d'une grande portée. Il augmente les coûts de transport, décourage les affaires légitimes et sape le contrat social entre les citoyens et l'État. Il perpétue les inégalités et affaiblit l'état de droit.

S'attaquer à ce problème systémique nécessite une approche à plusieurs volets et une volonté politique inébranlable. L'Assemblée nationale doit hiérarchiser la surveillance législative et promulguer des lois qui appliquent la responsabilité au sein des forces de police. Les organisations de la société civile doivent amplifier les voix des victimes et faire pression pour une réforme structurelle. Les médias doivent continuer à exposer ces abus et maintenir une pression sur les autorités. Dans le même temps, il est nécessaire d'améliorer le bien-être de la police, d'améliorer le professionnalisme et de renforcer l'engagement du public. L'IGP et les autorités compétentes doivent démontrer un véritable engagement envers la réforme, non seulement pour la confiance du public, mais pour la stabilité et la réputation de la nation.

• Mustapha écrit depuis la Floride, États-Unis

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