L’homosexualité est bibliquement mauvaise et culturellement désagréable, période – Kenya

La décision de la Cour suprême autorisant les homosexuels à se rassembler, à former des syndicats et à faire avancer leur programme par le biais d’organisations non gouvernementales (ONG) est répugnante, désagréable et regrettable.

Les juges de la Cour suprême du Kenya lors de la pétition pour l’élection présidentielle. Photo : Pouvoir judiciaire du Kenya.
Source : Gazouillement

Notre constitution reconnaît le mariage comme l’union de deux adultes de sexe ou de genre opposé. Il n’envisage ni n’anticipe en aucune façon une situation où des membres du même sexe entreraient dans une relation en tant que partenaires ou amants.

L’article 2 de notre Constitution stipule catégoriquement que « la présente Constitution est la loi suprême de la République et lie toutes les personnes et tous les organes de l’Etat aux deux niveaux de gouvernement ».

Il va donc sans dire que tout ce qui est stipulé dans notre constitution doit être interprété en conséquence et respecté religieusement.

Les tribunaux se sont déjà prononcés avec justesse et compétence sur cette question. En mai 2019, la Haute Cour, dans un jugement détaillé et historique, a déclaré l’homosexualité illégale au Kenya et a confirmé la loi qui prévoit une peine de 14 ans d’emprisonnement pour ceux qui se livrent à cette immoralité.

La décision de la Cour suprême est donc à la fois déplaisante et suspecte.

Cela n’a aucun sens pour les hauts magistrats de notre pays de conclure que même si l’homosexualité est illégale, ceux qui la pratiquent devraient être autorisés à former des organisations pour promouvoir des comportements immoraux.

Cela revient à dire que planter de la marijuana est illégal mais que la vendre et la consommer sont légales. Quelle absurdité !

Si la graine est toxique, il est impossible que le fruit puisse être consommé sans danger.

Dans notre société, l’homosexualité est un sujet mal vu et n’est abordé qu’à voix basse. En effet, ceux qui la pratiquent perdent l’autorité morale de s’identifier à leur communauté ou clan d’origine.

La famille fait partie intégrante de notre mode de vie et doit toujours, et à tout prix, être jalousement gardée par tout Kenyan bien pensant pour assurer la pérennité générationnelle.

Lorsque Dieu créa l’homme et laissa une femme, Il leur ordonna d’aller dans le monde et de se multiplier (Genèse 1 : 28). Comment les homosexuels peuvent-ils se multiplier ? Existe-t-il des preuves scientifiques que la procréation est possible chez les homosexuels ?

Sodome et Gomorrhe ont été détruites à cause de ces sortes de mauvaises pensées et pratiques. Le Kenya se prépare à une tragédie similaire en divertissant cette médiocrité de l’Occident.

La Bible, un livre saint respecté par tous les chrétiens du monde, met explicitement en garde contre les relations homosexuelles.

« Tu ne coucheras pas avec un homme comme avec une femme ; c’est une abomination », Lévitique 18:22

Qui sommes-nous pour contester ce sage conseil avec nos pensées biaisées et lubriques corrompues par un faux sens de l’élitisme emprunté à l’Occident ?

Si nous pensons que la Bible a été écrite par des hommes et des femmes « sans instruction » et ne mérite donc pas notre respect, nous devrions au moins respecter la constitution, qui a été écrite par les élites modernes avec lesquelles nous vivons ensemble.

Il n’est pas possible que la Bible et la constitution ne puissent pas toutes se tromper à ce sujet.

Nous devons tous nous dresser contre cette pratique perverse et dire à nos colonisateurs que le Kenya n’est pas un dépotoir pour les cultures arriérées qui n’ont aucun soutien moral ou religieux.

Au Kenya, nous considérons la famille comme l’unité de base de notre société et nous ne sommes pas prêts à la laisser mourir aux dépens de cette odieuse culture occidentale.

Ceux qui veulent épouser d’autres hommes devraient être autorisés à le faire en privé et être prêts et disposés à être excommuniés de notre société.

Il faut rappeler aux groupes de défense des droits de l’homme qui défendent ce programme que même ceux d’entre nous qui s’opposent à l’homosexualité ont des droits et une morale à protéger.

Les donateurs qui viennent avec des conditions selon lesquelles nous devons accepter l’homosexualité avant de nous apporter leur soutien devraient être invités à trouver un autre pays à intimider.

Même un homme pauvre a le droit de dire non à la nourriture empoisonnée parce que de toute façon il sait qu’il va mourir.

Nous devons résister à cette médiocrité de nos maîtres coloniaux. Comme l’a dit un jour Dedan Kimathi, il vaut mieux mourir debout que vivre à genoux.

L’homosexualité est culturellement « non africaine » et bibliquement mauvaise. Il n’a ni fondement juridique ni justification éthique pour être acceptable au Kenya.

C’est éthiquement mauvais, moralement déshonorant et socialement inacceptable.

L’écrivain est Kipkorir Kones, un commentateur régulier des affaires sociales et politiques.

Les opinions exprimées ici sont celles de l’auteur et ne représentent en aucun cas la position de Journal Afrique.

Source : Journal Afrique

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