Rahamat Mohammed, un enfant de deux ans au centre d’une affaire très médiatisée de trafic d’enfants, est désormais en garde à vue en toute sécurité.
Dans le cadre d’une avancée significative dans la lutte contre la traite des enfants, des agents du Département d’enquête criminelle de l’État (SCID) du commandement de la police de l’État du Niger ont sauvé Rahamat, qui a été vendu deux fois pour un total de 6,6 millions de ₦.
Originaire de Sabo Wuse, Abuja, Rahamat a été retrouvé à Asaba, dans l’État du Delta, à la suite d’une série d’enquêtes coordonnées qui ont commencé par l’arrestation d’une certaine Victoria Chukwumezie à Diko Junction, dans la zone de gouvernement local de Gurara, dans l’État du Niger, le 5 novembre 2025.
Au moment de son arrestation, Chukwumezie a été retrouvée en possession de trois enfants.
Selon un communiqué publié jeudi par le responsable des relations publiques de la police (PPRO) du commandement de la police de l’État du Niger, SP Wasiu Abiodun, les aveux de Chukwumezie ont conduit les agents du SCID à Asaba le 24 novembre, où Rahamat a été secouru avec succès.
Des enquêtes plus approfondies ont révélé qu’une femme nommée Rosemary, basée à Nyanya, Abuja, aurait vendu Rahamat au pasteur Vincent Emmanuel d’Asokoro, Abuja, pour 2,8 millions de ₦.
Le pasteur Emmanuel a ensuite revendu la jeune fille à Anthonia Nwabufor pour 3,8 millions de ₦.
Nwabufor, qui serait basé à Londres, avait donné l’ordre que l’enfant soit remis à sa mère à Asaba, où des dispositions étaient prises pour son transport à l’étranger.
Depuis la première arrestation à Diko Junction dans la LGA de Gurara, les policiers ont récupéré six enfants liés au syndicat de la traite. Au total, huit suspects ont été arrêtés dans le cadre de cette affaire.
Le SP Wasiu Abiodun a assuré au public que les enquêtes sont toujours en cours alors que les autorités s’efforcent de démanteler le réseau criminel de trafic et de traduire tous les auteurs en justice.