LE CAIRE – 22 novembre 2024 : le ministre égyptien des Affaires étrangères Badr Abdelatty a reçu jeudi un appel téléphonique de son homologue iranien, Abbas Araghchi, où ils ont discuté de la crise de la vacance de la présidence libanaise ainsi que des développements au Liban et à Gaza.
Abdelatty a exprimé l'inquiétude de l'Égypte à son homologue iranien face à l'escalade en cours dans la région, réitérant l'importance de réduire les tensions et de maintenir la retenue en cette période critique, a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
Le plus haut diplomate égyptien a souligné l'importance de parvenir à un cessez-le-feu immédiat au Liban et a examiné les communications de l'Égypte avec divers acteurs régionaux et internationaux pour parvenir à une désescalade.
Il a souligné l'engagement de l'Égypte à fournir toutes les formes de soutien politique et humanitaire au Liban et à son peuple frère.
Abordant la crise des postes vacants à la présidence au Liban, Abdelatty a souligné la nécessité de soutenir toutes les parties au Liban pendant cette étape critique pour élire un président par consensus national sans ingérence extérieure.
Il a souligné l'importance de renforcer les institutions libanaises, en particulier l'armée, et de mettre en œuvre dans son intégralité la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU.
En outre, Abdelatty a souligné l'importance de parvenir à un cessez-le-feu dans la bande de Gaza comme élément clé pour mettre un terme à l'escalade dans la région.
Il a souligné que l'agression israélienne continue contre Gaza risque d'étendre le conflit, conduisant à une déstabilisation accrue de la région.
PERSPECTIVES DE PAIX
Depuis le début de la guerre israélienne à Gaza en octobre 2023, les forces israéliennes et le Hezbollah ont échangé des tirs transfrontaliers avec Israël, intensifiant ses attaques et lançant une opération terrestre dans le sud du Liban au cours des dernières semaines.
À la suite de l’escalade de l’agression israélienne depuis fin septembre, les efforts mondiaux se sont intensifiés pour parvenir à un cessez-le-feu entre Tel Aviv et le Hezbollah.
Les attaques israéliennes de l'année dernière ont tué plus de 3 500 personnes et contraint plus d'un million de personnes à fuir leurs foyers, selon les autorités libanaises.
Les responsables libanais ont insisté sur le fait que tout accord de cessez-le-feu devait respecter la résolution 1701, qui a mis fin à la guerre du Liban de 2006 entre le Hezbollah et Israël.
Cette résolution prévoit l'arrêt complet du conflit entre les deux parties, le retrait des combattants et des armements du Hezbollah des régions situées entre la Ligne bleue et le fleuve Litani.
Israël affirme que cette disposition n'a jamais été pleinement respectée, tandis que le Liban accuse Israël d'avoir violé la résolution en effectuant des survols militaires au-dessus de son territoire.
Un éventuel accord définirait probablement un calendrier précis pour le retrait des troupes israéliennes du sud du Liban et impliquerait le déploiement d’un nombre substantiel de forces militaires libanaises supplémentaires dans cette région, selon des informations.