Le juge Emeka Nwite de la Haute Cour fédérale d'Abuja a accordé une modification de la caution à cinq manifestants de #EndBadGovernance, réduisant ainsi le montant de leur caution à 5 millions de Naira chacun.
Cette décision intervient après que certains accusés ont eu du mal à remplir les conditions initiales de leur libération sous caution.
Les manifestants, dont cinq figuraient parmi les dix initialement placés en détention, n'avaient pas pu obtenir une garantie foncière à Abuja, condition nécessaire à leur libération.
Marshall Abubakar, avocat des 1er, 2ème et 4ème accusés, a souligné la difficulté rencontrée pour remplir cette condition.
Le juge Nwite avait initialement fixé les conditions de la libération sous caution le 11 septembre, exigeant 10 millions de Naira chacun pour les dix manifestants, ainsi qu'une caution du même montant.
La caution devait être un résident d'Abuja possédant des biens dans la ville, dont les documents seraient déposés au greffe du tribunal.
Les accusés et les cautions ont dû remettre leurs passeports internationaux et leurs photos d'identité récentes, tandis que les cautions ont dû fournir un affidavit de moyens.
Après que les avocats de la défense ont fait appel des conditions strictes de la libération sous caution, en particulier pour les cinq manifestants incapables de les respecter, le tribunal a réduit le montant de la caution à 5 millions de Naira chacun.
Les nouvelles conditions stipulent que la caution doit être un proche parent par le sang, comme un parent ou un autre parent résidant dans la juridiction, en cas d'indisponibilité des parents.
Les dix manifestants, dont Michael Adaramoye (Lénine), Adeyemi Abayomi, Suleiman Yakubu, le camarade Opaluwa Simon, Angel Innocent, Buhari Lawal, Mosiu Sadiq, Bashir Bello, Nurudeen Khamis et Abduldalam Zubair, font face à six chefs d'accusation, dont trahison, complot en vue de commettre un crime, inciter à la mutinerie et tenter de déstabiliser le pays. Ces accusations relèvent de l'article 97 du code pénal.
Le gouvernement fédéral a accusé le groupe d'avoir tenté de prendre d'assaut le siège du pouvoir, d'avoir incendié un commissariat de police et blessé des policiers.
En outre, le gouvernement affirme que les manifestants ont incité le public, détruit des biens publics et causé des dommages au complexe de la Haute Cour et aux installations de la Commission nationale des communications (NCC). Les dix accusés ont plaidé non coupables des accusations portées dans le cadre de la poursuite marquée FHC/ABJ/CR/454/2024.
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