Le taux de mortalité maternelle au Nigéria reste l'un des plus élevés au monde, avec un chiffre alarmant de 576 décès pour 100 000 naissances vivantes. Cette statistique inquiétante a incité le Dr Salma Ibrahim Anas, conseillère spéciale du président pour la santé, à appeler à une action immédiate.
Lors d’une récente visite au gouverneur Babagana Umara Zulum de l’État de Borno, le Dr Anas a déclaré : « Nous devons agir rapidement pour sauver nos femmes. Les statistiques actuelles sont profondément préoccupantes et nous ne pouvons pas nous permettre de retarder davantage. Il est essentiel de donner la priorité à la gouvernance, au leadership et à la responsabilisation au sein du secteur de la santé pour réaliser des progrès substantiels. »
Le Dr Anas a souligné la nécessité de renforcer les services de soins de santé primaires pour faire face à cette crise. Il est essentiel de veiller à ce que les femmes enceintes et les nouveau-nés bénéficient de soins de qualité, notamment des examens de routine, des services d’urgence et des orientations nécessaires vers des soins spécialisés. Le renforcement de ces services peut réduire considérablement les décès dus à des causes évitables liées à la grossesse et à l’accouchement.
En outre, le Dr Anas a souligné l’importance de renforcer les ressources humaines dans le domaine de la santé. Il est essentiel de remédier à la pénurie de professionnels de santé qualifiés, en particulier dans les zones rurales et mal desservies. L’augmentation du nombre de professionnels de santé permettra de garantir que les femmes reçoivent des soins adéquats et en temps opportun.
Le Dr Anas a également souligné la nécessité de créer davantage d’écoles de médecine et d’établissements de formation pour accroître le nombre de professionnels de la santé. Il sera essentiel d’investir dans des programmes d’éducation et de formation, ainsi que dans des initiatives visant à retenir et à motiver les professionnels de la santé.
Il est également essentiel de s’attaquer aux obstacles socioculturels et économiques qui entravent l’accès aux soins de santé. Il s’agit notamment de lutter contre les pratiques culturelles néfastes, la pauvreté et l’inégalité entre les sexes, qui entravent souvent l’accès des femmes aux services de santé dont elles ont besoin.
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« L’État joue un rôle essentiel dans la lutte contre la mortalité maternelle et infantile », a déclaré le Dr Anas. « Nous devons décentraliser les services de santé, donner aux États les moyens de répondre aux urgences de santé publique et favoriser les partenariats pour soutenir le développement des soins de santé. »
Le Dr Anas a félicité le gouverneur Zulum pour son dévouement en matière de santé et a encouragé le soutien continu aux initiatives visant à réduire la mortalité maternelle et infantile. Elle a souligné qu’une action collective est nécessaire pour réaliser des progrès significatifs.
« Nous ne pouvons pas nous attaquer seuls à ce problème », a conclu le Dr Anas. « Nous devons collaborer pour lutter contre les déterminants sociaux de la santé, tels que l’éducation, la pauvreté et l’inégalité des sexes. Il est de notre devoir d’agir maintenant pour le bien-être de nos générations actuelles et futures.