Les ministres des Affaires étrangères égyptien et sud-africain abordent les relations bilatérales et les questions régionales – Egypte

LE CAIRE – 19 avril 2024 : le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Choukry a tenu des consultations politiques avec son homologue sud-africain Naledi Pandor à Pretoria dans le cadre des travaux de la commission mixte entre l'Égypte et l'Afrique du Sud.

Selon un communiqué publié vendredi par le ministère égyptien des Affaires étrangères, ils ont engagé des discussions portant sur les relations bilatérales et les développements des affaires régionales et internationales intéressant les deux pays.

Les ministres ont salué la dynamique récente observée dans les relations politiques et économiques entre leurs pays, ainsi que le niveau actuel de consultation et de coordination sur diverses questions régionales et internationales d'intérêt commun.

Soulignant l'importance du renforcement de la coordination, en particulier dans le cadre de l'Union africaine, ils ont mis en avant des priorités telles que la réforme institutionnelle, la rationalisation des dépenses, le renforcement des mécanismes de suivi et l'élection des dirigeants de la Commission pour l'année 2025.

Le ministre Choukry a souligné l'engagement de l'Égypte envers son adhésion au Conseil de paix et de sécurité africain, initié en avril 2025, soulignant l'accent mis sur le renforcement de la paix et de la sécurité à travers le continent.

Exprimant la position égyptienne, Choukry a réitéré sa totale opposition à toute action militaire à Rafah palestinien en raison de ses graves implications humanitaires. Il a souligné la nécessité urgente d'un cessez-le-feu immédiat et durable dans la bande de Gaza et d'un accès sans entrave à l'aide humanitaire.

Choukry a également exprimé sa déception face à l'échec du Conseil de sécurité à adopter la veille une résolution accordant à l'État de Palestine l'adhésion à part entière aux Nations Unies.

En outre, Choukry a salué le soutien inébranlable de l'Afrique du Sud à la cause palestinienne et à la solution à deux États comme fondement d'un règlement final. Il a salué les efforts déployés pour parvenir à une résolution juste et durable de la question et a souligné l'importance d'une communication accrue avec les parties prenantes internationales et régionales concernées pour désamorcer les tensions et atténuer la crise actuelle, mettant en garde contre une escalade potentielle.

Les consultations ont également porté sur l'évolution de la crise soudanaise. Les deux ministres ont exprimé leur détermination à renforcer les efforts de collaboration pour trouver des solutions efficaces à la crise, visant à mettre un terme au conflit armé et à prévenir de nouvelles pertes en vies humaines.

Shoukry et Pandor ont souligné l'impératif de respecter pleinement la souveraineté, l'unité et l'intégrité territoriale du Soudan, ainsi que l'importance de sauvegarder l'État soudanais et ses institutions.

En outre, le ministre Choukry a présenté les efforts égyptiens pour faire face aux conséquences humanitaires de la crise, soulignant la nécessité pour la communauté internationale et les bailleurs de fonds d'aborder la question avec sérieux et globalité. Il a souligné l'importance de tenir les promesses faites lors de la conférence des donateurs en juin 2023 et lors de la réunion internationale de Paris pour soutenir le Soudan et les pays voisins, tenue le 15 avril 2024.

Le ministre égyptien a souligné l'ambition de l'Égypte de jouer un rôle actif et influent au sein du groupe BRICS, soulignant l'importance d'une coopération étroite avec l'Afrique du Sud pour contribuer aux efforts du groupe visant à trouver des solutions pratiques et applicables pour relever les défis auxquels sont confrontés les pays membres. Cela implique d'intensifier les efforts de collaboration dans le cadre de la coopération et de la coordination Sud-Sud pour renforcer la capacité du groupe à articuler les perspectives des pays du Sud, plaidant ainsi pour que les institutions de gouvernance économique mondiale répondent mieux aux aspirations et aux défis des pays en développement.

En outre, les ministres ont affirmé l'importance de travailler ensemble pour représenter les priorités des pays en développement, en particulier ceux d'Afrique, au sein du G20. Ils ont souligné la nécessité urgente pour le G20 de s'attaquer efficacement à la crise de la dette, qui a touché plus de 37 pays, dont 21 pays africains.

Les deux parties ont également discuté de diverses questions et dossiers régionaux et internationaux d'intérêt commun, notamment le renforcement de la stabilité dans la région de la Corne de l'Afrique, la situation en Libye et les répercussions de la guerre russo-ukrainienne sur la région et les deux pays.

Ils ont également abordé d'autres questions telles que les risques croissants de tensions persistantes en mer Rouge et leurs graves conséquences sur la sécurité et la sûreté de la navigation internationale.

Ils ont également abordé les causes du terrorisme et les changements anticonstitutionnels dans la région du Sahel et en Afrique de l'Ouest, outre le dossier de la réforme et de l'élargissement du Conseil de sécurité et l'engagement en faveur d'une position africaine unifiée.

Les ministres ont souligné l'importance de préserver la coordination actuelle entre l'Égypte et l'Afrique du Sud concernant ces questions et défis. Cette collaboration est particulièrement cruciale compte tenu de l’état critique du monde et des défis importants qui exigent une solidarité entre les deux nations. Cette solidarité est essentielle pour relever ces défis, sauvegarder les intérêts des deux peuples et assurer la sécurité des pays et des populations à travers le continent.

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