Le Congrès du travail du Nigéria (NLC) a rejeté la déclaration selon laquelle son projet d’action revendicative illimitée, qui devrait débuter le mardi 3 octobre, viole une ordonnance d’un tribunal en vigueur, accréditée auprès du procureur général de la Fédération.
NLC a ajouté que le fait que l’AGF assimile une ordonnance de non-communication à une injonction perpétuelle laisse présager un danger pour le système juridique/judiciaire du Nigeria.
Dans un communiqué signé par son président, le camarade Joe Ajaero, et mis à la disposition des journalistes samedi tôt dans la matinée, le syndicat indique : « Le procureur général de la Fédération et ministre de la Justice, M. Lateef Fagbemi, SAN, a rapporté dans la plupart des quotidiens du vendredi 29 septembre que la grève proposée, prévue pour le 3 octobre, « constitue une violation flagrante de l’accord intérimaire en cours. ordonnance d’injonction accordée le 5 juin 2023, interdisant au Congrès du travail du Nigéria et au Congrès des syndicats du Nigéria de se lancer dans une action revendicative ou une grève en attendant l’audience et la décision sur la motion en cours sur préavis… »
« Nous trouvons curieux que M. Lateef Fagbemi, un professionnel accompli, puisse se livrer à ce genre de propos. »
Le communiqué dit en outre : « Nous sommes choqués que M. Lateef Fagbemi fasse référence à une ordonnance d’interdiction émise le 5 juin par le biais d’une requête exparte dont le ministère de la Justice, dans une déclaration officielle, avait déclaré qu’elle était caduque en raison du manque de diligence des poursuites.
« De quel ordre Fagbemi pourrait-il parler ici, nous demandons à le savoir.
« De la même manière, nous jugeons nécessaire de rappeler à Fagbemi que le fait d’assimiler une ordonnance de non-communication à une injonction perpétuelle ne causera pas de petits dommages à notre système juridique/judiciaire.
« Pour une fois, nous trouvons approprié de révéler au monde que le tribunal a refusé de siéger pendant la durée de l’ordonnance pour prendre notre réponse à cette ordonnance !
« Même si nous ne souhaitons pas entrer ici dans les détails, les représentants du gouvernement fédéral au sein du Comité directeur national ont déclaré publiquement à la Villa que leur mandat ne s’étendait pas aux augmentations ultérieures après celle des N187-N537. en différenciant les questions pour lesquelles l’ordonnance (qui a depuis expiré) a été émise.
« Il existe deux portefeuilles ministériels dont les bureaux n’admettent pas constitutionnellement la partisanerie dans l’exercice de leurs fonctions. Il s’agit du ministre du Travail et de l’Emploi et du ministre de la Justice. En plus de leurs fonctions habituelles, ils sont censés jouer le rôle d’arbitre.
« Mais nous trouvons ici un ministre de la Justice dont la première grande sortie n’est pas seulement une partisanerie ouverte, mais qui est descendu dans l’arène avec sa toge et sa perruque, perdant ainsi son statut d’arbitre ! »
Il a également ajouté : « Nous bâillonner, nous lier, nous attacher à vie sans avoir la possibilité de nous entendre constituera non seulement une conduite malveillante mais aussi une atteinte grave à nos droits humains fondamentaux tels qu’ils sont consacrés dans la constitution de 1999 (telle que modifiée).
« Nous refusons d’être bâillonnés. Nous souhaitons également rappeler à ceux qui étaient au pouvoir leur propre histoire lorsqu’ils étaient hors du pouvoir !
« Nous trouvons pathétique que M. Fafgbemi s’efforce d’agir sur un terrain moral élevé en conseillant « les syndicats sur la nécessité de protéger l’intégrité des tribunaux et de respecter le caractère sacré des décisions de justice ».
« Qui porte le plus grand préjudice au caractère sacré des tribunaux ? Ceux qui cherchent à transformer une injonction obtenue sous le couvert de la nuit en injonction perpétuelle ou les victimes de ce terrorisme ?
« En plus de tout cela, il est conseillé au procureur général de noter que la lettre, l’esprit, les principes et l’intention du Tribunal national du travail sont très différents de ceux du tribunal ordinaire auquel il est habitué ! Laissez-le embaucher des experts sur NICN.
« Notre réponse ne sera pas complète sans rappeler à M. Lateef Fagbemi que nous sommes la principale organisation pannigérienne dotée d’un patriotisme inégalé et d’une illustre histoire de lutte populaire antérieure à notre indépendance nationale. Par conséquent, nous n’avons besoin d’aucune leçon de qui que ce soit sur l’intérêt national, la sécurité nationale ou la préservation de notre souveraineté !
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