Le ministère de la Justice manque cruellement de rédacteurs juridiques, ont déclaré des députés – Afrique du Sud

Les responsables ont été fustigés par la commission du portefeuille pour avoir soumis des projets de loi à la dernière minute.

DOSSIER : Le sous-ministre de la Justice, John Jeffery. Photo : GCIS

LE CAP – La pénurie critique de rédacteurs juridiques au sein du ministère de la Justice a été mise à nu au Parlement vendredi.

Les responsables ont été fustigés par la commission du portefeuille pour avoir soumis des projets de loi à la dernière minute.

Au moins 40 textes législatifs sont en attente d’être traités dans les huit prochains mois avant la fin de la législature.

Parmi eux, l’amendement à la loi sur la réglementation de l’interception des communications – Rica – relatif à l’espionnage des journalistes et des avocats.

En 2021, la Cour constitutionnelle a donné trois ans au gouvernement pour réparer Rica après une contestation judiciaire intentée par le Centre amaBhungane pour le journalisme d’investigation.

Le vice-ministre de la Justice, John Jeffery, a déclaré que le plan était de remanier complètement la loi, mais que la pandémie de COVID-19 a affecté la capacité à le faire.

À l’approche de la date limite du tribunal en février, le président du comité, Bulelani Magwanishe, a critiqué la mauvaise planification.

« D’une certaine manière, vous nous mettez un pistolet sur la tempe parce que vous dites qu’il s’agit d’un délai fixé par la Cour constitutionnelle, que le délai doit être respecté, sans tenir compte du fait que vous ne nous donnez pas suffisamment de temps pour nous appliquer et assumer nos responsabilités.  »

Mais le directeur général adjoint du département, Kalay Pillay, a déclaré que le département manquait d’expérience.

« Notre unité législative est désormais composée à 90 pour cent de nouveaux fonctionnaires nommés au cours des deux dernières années. Lorsqu’un des fonctionnaires prendra sa retraite en novembre, nous n’aurons qu’un seul fonctionnaire en poste depuis plus de huit ans. »

Les amendements à Rica visent à renforcer le droit à la vie privée des journalistes et des professionnels du droit, qui devront désormais être informés, même après coup, qu’ils ont été espionnés.

Le projet de loi décrit également les procédures relatives au sort réservé aux informations acquises lors de l’interception de leur communication.

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