Le président namibien s’en prend au Conseil de sécurité de l’ONU pour un « veto antidémocratique » – Afrique du Sud

Cela implique que l’un des pays membres permanents a le pouvoir d’empêcher la majorité du Conseil de sécurité des Nations Unies d’agir.

DOSSIER : Le président namibien Hage Geingob s’adresse au débat général de la soixante et onzième session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le 21 septembre 2016. Photo : Photo ONU

JOHANNESBOURG – Le président namibien Hage Geingob a porté un coup à peine voilé au Conseil de sécurité des Nations Unies, alors que celui-ci continue de faire l’objet de vives critiques pour ce que certains ont qualifié de règle de veto antidémocratique.

Cela signifie que l’un des États membres permanents peut empêcher une majorité du Conseil de sécurité de prendre des mesures.

Geingob a ajouté aux critiques croissantes, appelant au groupe élargi des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) à éviter de marginaliser les États membres supplémentaires après que six nouveaux pays ont été admis.

L’homme d’État namibien s’exprimait jeudi lors du programme de sensibilisation BRICS-Afrique à Sandton.

«Je n’aimerais pas que les BRICS, les membres originaux, soient comme le Conseil de sécurité des Nations Unies et que le reste soit constitué d’autres membres sans droit de veto. Dans ce cas, nous n’ajoutons rien. Je veux l’égalité et j’aimerais connaître les conditions dans lesquelles nous, les petits pays, serons membres des BRICS.»

Le président Cyril Ramaphosa a répondu en plaisantant : « Les BRICS croient en l’égalité, et je peux vous assurer qu’il n’y aura aucun effet du Conseil de sécurité de l’ONU dans les BRICS, certains pays ayant un droit de veto. Notre croyance dans l’égalité et le respect est ce qui définit réellement ce qu’est réellement le BRICS, alors n’ayez crainte, mon cher président. »

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