LE CAIRE – 13 août 2023 : La ministre de la Solidarité sociale Nevine al-Qabbaj a présidé en début de semaine la commission chargée de développer le système de prise en charge des sans-abri.
Le communiqué de presse publié vendredi par le ministère a précisé que les sans-abri en Égypte sont divisés en individus qui n’ont pas de logement ; les personnes qui travaillent dans des gouvernorats où elles n’ont pas de domicile ; les personnes qui ont des désaccords avec leur famille et qui sont temporairement dans la rue ; les personnes atteintes de maladie mentale; et mendiants.
Le communiqué note que le ministère gère 168 maisons de retraite, 21 maisons de retraite pour les sans-abri ; 51 installations pour les enfants secourus ; 435 orphelinats ; et 43 établissements pour enfants sans abri.
Avant d’enregistrer les sans-abri dans les établissements, ils sont soumis à des tests médicaux pour s’assurer de l’absence de maladies contagieuses et de consommation de drogue. De plus, leur casier judiciaire est obtenu car ils ne doivent pas être d’anciens condamnés.
Les problèmes rencontrés lorsqu’on s’occupe d’adultes sans-abri sont la délivrance de documents d’identité, la sortie des établissements et le retour dans la rue où ils mendient de l’argent et ne doivent respecter aucune règle, et des problèmes mentaux.
L’absence de professionnels de la santé mentale dans les établissements constitue une menace pour les patients eux-mêmes et les autres habitants. C’est pourquoi il existe une coopération avec le ministère de la Santé et de la Population pour apporter un soutien à ceux qui souffrent de problèmes psychologiques.
Le ministère de la Santé et de la Population s’est dit prêt à déléguer des professionnels pour assurer le traitement dans les établissements, compte tenu du nombre limité de places dans les asiles publics, à condition que le ministère de la Solidarité sociale prenne en charge les frais.
De son côté, la ministre Qabbaj a principalement approuvé cette solution en disant qu’elle étudierait si le financement serait assuré par le budget du ministère ou par d’autres sources.
En ce qui concerne le mécanisme d’intervention urgente, le taux de réponse aux signalements est de 100 %, le nombre moyen de cas par mois étant de 270. Le ministère a commencé à augmenter le nombre de véhicules du mécanisme dans les rues comptant un grand nombre de sans-abri dans le but de fournir le soutien nécessaire même si aucun signalement n’est fait.