Un projet de conservation de plusieurs milliards porte désormais ses fruits si l’on en croit la baisse du nombre de girafes tuées le long du corridor faunique de Kwakuchinja, un habitat crucial reliant les parcs nationaux de Tarangire et de Manyara.
Mise en œuvre à hauteur de 1,325 milliard/-, l’initiative conjointe de la Tanzania Wildlife Management Authority (TAWA) et de la ChemChemAssociation (CCA), a réduit le braconnage des girafes de 80 %.
Répondant aux questions de l’Association environnementale des journalistes de Tanzanie (JET) ici récemment, le responsable des relations publiques de la CCA, Charles Sylvester, a révélé que le projet soutenu par l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) a grandement contribué à la protection du grand mammifère africain à sabots, qui est également considéré comme le « symbole national ».
« Nous avons renforcé la protection des girafes car elles étaient la proie des chasseurs illégaux le long du corridor faunique de Kwakuchinja », a expliqué M. Sylvester.
Le financement du projet par l’USAID verra les gardes forestiers s’équiper d’uniformes et de matériel de terrain alors qu’ils entreprennent de protéger les animaux, selon le responsable de la CCA.
M. Sylvester a en outre attribué la baisse du nombre de girafes tuées à l’éducation à la conservation, qui, selon lui, s’est avérée être une étape cruciale pour inspirer et autonomiser les communautés vivant dans la zone de gestion de la faune de Burunge (BWMA) sur la protection de la faune contre l’extinction.
Des cas de meurtres de girafes ont été signalés par la communauté dans l’écosystème Tarangire-Manyara dans le nord de la Tanzanie, en particulier le long du corridor faunique de Kwakuchinja.
Le plus souvent, les girafes sont tuées pour la viande de brousse et la graisse animale, convaincues qu’elles ont une baguette magique pour traiter les gens de leurs divers maux, y compris la libido masculine.
Au moins 260 kilogrammes de viande de girafe ont été saisis récemment dans la région de Manyara.
Le gouvernement a mis en œuvre diverses mesures de protection de la faune qui, selon le ministère des Ressources naturelles et du Tourisme, ont considérablement réduit le braconnage et l’exploitation illégale des ressources naturelles.
Le ministère a déclaré que la campagne anti-braconnage a vu la population d’animaux sauvages augmenter dans le pays alors qu’elle poursuit ses efforts pour améliorer la protection et la conservation des ressources naturelles, lutter contre le braconnage et le commerce illégal d’espèces sauvages.
Pendant ce temps, le CCA a construit 13 bomas à l’épreuve des prédateurs pour éviter les conflits entre l’homme et la faune dans la région.
De telles structures ont été mises en place à Sangaiwe, VilimaVitatu et le village de Kakoi dans le district de Babati.
« Cette décision vise à protéger le bétail de la prédation la nuit », a ajouté M. Sylvester.
Les membres du JET ont visité la région pour une mission d’enquête de trois jours avec l’aimable autorisation de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) TuhifadhiMaliasiliProject.