Posséder un chat pourrait doubler le risque de schizophrénie – Étude – Tribune Online – Egypte

Votre chat ne envoyé peut-être pas mauvais, mais cela peut certainement mettre votre vie en danger ! Aujourd’hui, des chercheurs suggèrent que posséder un chat pourrait doubler le risque de développer des troubles liés à la schizophrénie.

Des chercheurs du Centre de recherche sur la santé mentale du Queensland en Australie ont examiné des données couvrant 44 ans et 11 pays, dont les États-Unis et le Royaume-Uni, et ont découvert un lien significatif entre l’exposition aux chats et le diagnostic ultérieur de maladies psychotiques.

Cette méta-analyse, publiée dans Schizophrenia Bulletin, a trouvé une « association positive significative » entre le fait d’avoir un chat et un risque accumulé de troubles liés à la schizophrénie.

La schizophrénie affecte la façon dont une personne pense, se envoie et se comporte. Il est donc essentiel de découvrir d’éventuels facteurs environnementaux pour faire progresser la prévention et le traitement.

Après ajustement pour d’autres variables, les chercheurs rapportent que les personnes exposées à des chats avaient environ deux fois plus de risques de développement ultérieur des maladies psychotiques que celles qui n’y étaient pas exposées.

Malgré l’affirmation forte d’un « doublement », l’examen comporte d’importantes mises en garde. Premièrement, le moment de l’exposition pourrait avoir son importance. Une étude a portée sur la possession d’un chat pendant l’enfance (9 à 12 ans) et a trouvé des associations plus fortes que celles mesurées à des âges plus larges, ce qui suggère une fenêtre d’exposition critique, qui n’est pas encore bien définie.

Dans une autre étude, ceux qui ont déclaré avoir été mordus par un chat présentaient davantage de traits psychotiques, mais les chercheurs ont émis l’hypothèse que d’autres agents pathogènes (comme Pasteurella multocida) pourraient être en jeu, pas seulement T. gondii.

L’une des principales hypothèses derrière ce lien concerne Toxoplasma gondii, un parasite couramment véhiculé par les chats. Cet organisme peut se propager par les excréments, les morsures ou même par la viande insuffisamment cuite et l’eau contaminée.

Une fois à l’intérieur du corps, T. gondii peut infiltrer le cerveau humain et influencer le fonctionnement cérébral, déclenchant des changements de personnalité, des symptômes psychotiques ou des troubles psychiatriques.

Pour l’instant, la nouvelle méta-analyse ne prouve pas que posséder un chat provoque la schizophrénie – elle pointe simplement un possible facteur de risque.

Les chercheurs eux-mêmes réclament des études plus rigoureuses et à grande échelle utilisant des échantillons représentatifs pour mieux comprendre la relation.

En plus de suggérer que les individus fassent preuve de prudence, cette recherche ajoute une nouvelle dimension à la manière dont les scientifiques envisagent les facteurs de risque environnementaux de la maladie mentale.

La santé mentale ne dépend pas uniquement de la génétique ; les infections, les interactions du système immunitaire et même la possession d’un animal de compagnie peuvent jouer un rôle. Si le lien est confirmé dans de futures recherches, il pourrait influencer les conseils de santé publique concernant les soins aux animaux de compagnie, en particulier pour les jeunes ou les familles ayant des symptômes de psychose.

Avatar de Hervé Joly