LE CAIRE – 8 octobre 2024 : L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié son 39e rapport sur l'épidémie de variole du singe dans plusieurs pays africains, faisant le point sur l'état de l'épidémie au 29 septembre 2024.
Selon l'OMS, 14 pays africains ont signalé des cas de variole du singe au cours des six dernières semaines, ce qui indique une épidémie active. La République démocratique du Congo (RDC) a été la plus durement touchée, avec 5 610 cas confirmés et 25 décès en 2024. Après la RDC, le Burundi a signalé 853 cas confirmés sans décès, et le Nigeria a enregistré 78 cas confirmés, également sans décès.
Ce rapport fournit une analyse détaillée de la province du Nord-Kivu en RDC, où environ un tiers (34 %) des cas confirmés sont survenus parmi des personnes vivant dans des camps de personnes déplacées internes (PDI). Sur le total des cas de variole du singe, environ 75 % concernaient des enfants âgés de 0 à 17 ans, les cas étant répartis également entre hommes et femmes.
Actuellement, les enquêtes de cas disponibles et les données de séquençage génétique suggèrent que la transmission du Monkeypox dans cette région est exclusivement interhumaine. Environ 34 % des cas confirmés ont signalé le contact sexuel comme mode de transmission, et parmi eux, plus de la moitié (52 %) ont été identifiés comme étant des professionnel(le)s du sexe.
Le 3 octobre 2024, l'OMS a approuvé son premier test de diagnostic d'urgence pour la variole du singe, l'Alinity m MPXV. En réponse à l'épidémie, 265 000 doses du vaccin MVA-BN ont été transportées de Kinshasa vers divers centres de santé de la RDC pour lutter contre la propagation du virus.
L’épidémie de variole du singe continue de poser un défi de santé publique important en Afrique, la RDC signalant le plus grand nombre de cas. La récente approbation par l'OMS d'un test de diagnostic et les efforts de distribution de vaccins sont des étapes clés dans la gestion de l'épidémie.