DAR ES SALAM : Le sous-greffe de la Haute Cour de Dar es Salaam a statué que le président du Chama Cha Demokrasia na Maendeleo (CHADEMA), Tundu Lissu, avait un dossier à répondre dans l’affaire de trahison qui lui était soumise, ouvrant ainsi la voie au chef de l’opposition pour commencer à présenter sa défense.
Un panel de trois juges, dirigé par le juge Dunstan Ndunguru, a rendu la décision hier, aux côtés des juges James Karayemaha et Ferdinand Kiwonde.
Reading Lissu avait admis qu’il était citoyen tanzanien, tandis que le 17ème témoin à charge, présent à la réunion, a déclaré que Lissu avait fait les déclarations présumées en présence d’autres dirigeants du parti. Il a déclaré que les preuves présentées par l’accusation liaient Lissu aux allégations contenues dans l’acte d’accusation.
« Par conséquent, ce tribunal estime que l’accusé a le droit de se défendre contre les preuves présentées par l’accusation », a déclaré le juge Ndunguru. Cette décision signifie que l’accusation a dépassé le stade consistant à déterminer s’il existe des preuves suffisantes obligeant l’accusé à préparer sa défense.
Lissu aura désormais l’occasion de répondre aux éléments de preuve de l’accusation alors que le procès passe à l’étape de la défense. Dans la décision, le juge Ndunguru a déclaré que le tribunal avait examiné les preuves présentées par l’accusation et les arguments avancés par l’accusé avant de conclure que M. Lissu avait un dossier à répondre. Lissu est accusé de trahison en vertu de l’article 39 (2) (d) du Code pénal, tel que révisé en 2023.
A LIRE AUSSI : Nouvelle intervention pour maîtriser Ebola dans les couloirs commerciaux et migratoires
L’accusation découle de propos qu’il aurait tenus lors d’une réunion au siège du CHADEMA à Dar es Salaam le 3 avril 2025, concernant la décision du parti de ne pas participer aux élections générales de 2025 et son intention d’empêcher la tenue des élections.
L’accusation allègue que, alors qu’un citoyen tanzanien, Lissu, dans une intention séditieuse, a incité le public à empêcher la tenue des élections générales de 2025 en faisant des déclarations exhortant le plus haut dirigeant du gouvernement du pays à céder aux pressions.
Le juge Ndunguru a déclaré qu’à ce stade, le tribunal était tenu de déterminer si, sur la base des preuves à charge, l’accusé pouvait être condamné si ces preuves restaient incontestées. Il a déclaré que le tribunal n’était pas tenu à ce stade de procéder à une analyse approfondie des preuves ni de déterminer leur crédibilité.
Le tribunal, pour rendre sa décision, a pris en compte trois éléments essentiels du délit de trahison qui, selon lui, avaient été établis par les éléments de preuve à charge. Le juge Ndunguru a déclaré