LE CAIRE – 25 février 2024 : Les négociateurs d’Égypte, du Qatar, des États-Unis et d’Israël devraient se réunir pour leur quatrième réunion à Doha dans les prochains jours, dans le but de parvenir à un accord d’échange de prisonniers et à un cessez-le-feu à Gaza, comme le rapporte Al. Qahera News, citant des sources bien informées.
Après la réunion de Doha, les négociateurs tiendront des discussions au Caire, avec la participation d’une délégation du Hamas aux deux réunions.
Un responsable politique israélien, s’adressant à la Treizième chaîne, a évoqué des « progrès significatifs » dans les pourparlers de cessez-le-feu suite à la dernière réunion entre les négociateurs des quatre pays vendredi.
Les médias israéliens ont rapporté que le cabinet israélien avait décidé d’envoyer sa délégation de négociation dirigée par le directeur du Mossad, David Barnea, dans la capitale qatarienne pour poursuivre les négociations.
La décision israélienne fait suite à des informations selon lesquelles le cabinet de guerre aurait reçu une nouvelle proposition d’accord d’échange de prisonniers issue des négociations de Paris.
« Il reste des détails cruciaux »
Des sources indiquent que même si des progrès ont été réalisés dans les négociations, certains détails cruciaux doivent encore être convenus, comme le nombre et l’identité des prisonniers palestiniens qui seront libérés des prisons israéliennes en échange des captifs, comme l’ont rapporté les médias israéliens.
On ne sait toujours pas comment Israël répondrait désormais aux demandes précédentes du Hamas, qui incluaient l’augmentation de l’accès de l’aide humanitaire à Gaza et le retrait d’Israël de la partie nord de la région.
Les pourparlers de Paris comprenaient la participation d’Abbas Kamel, le chef du Service de renseignement général (GIS) égyptien ; Mohammed bin Abdulrahman Al Thani, Premier ministre du Qatar ; et William Burns, le chef de la CIA.
La délégation israélienne comprenait Barnea ainsi que Ronen Bar, le chef du Shin Bet.
Les pourparlers ont lieu alors que la situation humanitaire à Gaza s’effondre à la lumière des frappes israéliennes, de l’obstruction des efforts d’acheminement de l’aide et du fait que presque toutes les installations de santé deviennent inutilisables.
Le cessez-le-feu gagne en importance alors qu’Israël menace de mettre en œuvre son offensive sur Rafah d’ici le Ramadan, ignorant ainsi les condamnations mondiales.
L’Égypte a exprimé ses inquiétudes quant aux conséquences humanitaires catastrophiques d’une opération militaire à Rafah, une ville dont la population est passée de 200 000 habitants avant la guerre à environ 1,5 million de Gazaouis.