Le tribunal accorde au journaliste Agba Jalingo une caution de 500 000 nairas – Nigéria

Dimanche Ejike – Abuja

Une Haute Cour fédérale siégeant à Abuja, a accordé jeudi une libération sous caution à un journaliste et éditeur d’un média en ligne, CrossRiverWatch, Agba Jalingo.

Le tribunal avait, le 27 mars, ordonné la détention provisoire du journaliste au Kuje Custodial Center Abuja, pour avoir prétendument publié un article jugé « insultant » pour Mme Elizabeth Ayade, qui est l’épouse du frère cadet du gouverneur de l’État de Cross River, Ben Ayade.

Statuant jeudi sur la demande de mise en liberté sous caution, le juge de première instance, le juge Zainab Abubakar, a accordé à Agba Jalingo une caution d’un montant de 500 000 nairas et une caution d’un montant similaire.

Il était dans l’accusation marquée : FHC/ABJ/CR/565/2022, qui frôle la cybercriminalité présumée, accusé d’avoir publié un article dénigrant la personnalité d’Ayade.

Lors de la reprise de l’audience dans cette affaire jeudi, l’accusé, par l’intermédiaire de son équipe d’avocats dirigée par Femi Falana, a demandé sa libération sous caution en attendant la détermination des charges retenues contre lui.

L’avocat de la police, Fidelis Ogbobe, ne s’est pas opposé à la demande et le juge lui a par conséquent accordé une caution d’un montant de 500 000 nairas et une caution d’un montant similaire.

Le Juge qui a retenu que la caution doit être propriétaire d’un immeuble situé dans le Territoire de la Capitale Fédérale (FCT) a ordonné que le titre de propriété dudit immeuble soit déposé auprès du Greffier adjoint chargé des contentieux de la Cour.

Par ailleurs, le tribunal a retenu que la caution doit également déposer une attestation de ressources.

Tout en ajournant l’affaire jusqu’au 31 mai pour le procès, le juge Abubakar a estimé que l’accusé devait rester en détention, en attendant la perfection de ses conditions de mise en liberté sous caution.

Le journaliste est accusé d’avoir commis une infraction punissable en vertu de l’article 24 (1)b de la loi de 2015 sur les cybercrimes (interdiction, prévention, etc.).

Après arrangement lundi, Jalingo a plaidé non coupable des deux chefs d’accusation lorsqu’ils lui ont été lus en audience publique.

L’avocat de l’accusation, Fidelis Ogbobe, a demandé une date pour commencer le procès à laquelle l’avocat de la défense, Baba Isa, ne s’est pas opposé.

Le juge Abubakar a par la suite ordonné que Jalingo soit placé en détention provisoire au centre de détention de Kuje et a ajourné l’affaire jusqu’au 30 mars 2023, pour accepter la demande de mise en liberté sous caution de l’accusé, et le 31 mai 2023, pour le procès.

La plaignante nominale, Ayade, avait en 2022, demandé à Jalingo de retirer un article qu’elle jugeait offensant.

Jalingo avait dans ledit article, demandé pourquoi un membre du personnel suspendu de l’Université de Calabar, Paschal Aboh, était jugé pour avoir prétendument usurpé l’identité d’un étudiant de la faculté de droit nigériane, campus d’Abuja identifié comme étant Mme Ayade, tandis que la personne (Mme Ayade) qui l’aurait contracté, est resté libre.

Ayade avait exigé que des excuses soient publiées dans deux quotidiens nationaux, y compris, mais sans s’y limiter, Facebook, Instagram et « Cross River Watch » (pas CrossRiverWatch), ainsi qu’un paiement de 500 millions de nairas en dommages et intérêts.

Jalingo a reçu un ultimatum de 14 jours pour se conformer, sinon des poursuites judiciaires seront engagées contre lui.

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