LE CAIRE – 21 décembre 2024 : Le Hamas et deux autres mouvements palestiniens ont exprimé leur optimisme quant à un éventuel cessez-le-feu à Gaza et à un accord d'échange de prisonniers avec Israël, a rapporté samedi l'AFP.
Après leurs discussions au Caire, le Hamas, le Jihad islamique et le Front populaire de libération de la Palestine ont déclaré dans une rare déclaration commune qu'un accord était plus proche que jamais de se concrétiser, tant qu'Israël s'abstient d'imposer des conditions supplémentaires.
Un dirigeant du Hamas, qui a choisi de rester anonyme, a révélé aujourd'hui à l'AFP que les récents pourparlers avaient vu des progrès significatifs.
« La plupart des aspects concernant le cessez-le-feu et l'échange de prisonniers ont été réglés », a déclaré le dirigeant.
Même si quelques points restent en suspens, ils ne sont pas perçus comme des obstacles au processus de négociation, a déclaré le responsable du Hamas.
Il a souligné la possibilité de finaliser l'accord avant la fin de l'année, à condition que les nouvelles conditions imposées par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ne perturbent pas les procédures.
Un accord, s’il est conclu, se fera par étapes, aboutissant à un échange substantiel de prisonniers, à un cessez-le-feu durable et au retrait complet des forces israéliennes de Gaza, a déclaré le responsable.
Les négociations entre Israël et le Hamas, facilitées par le Qatar, l’Égypte et les États-Unis à Doha la semaine dernière, ont ravivé les espoirs d’une résolution.
ACCORD EN PLUSIEURS PHASES
Selon l'AFP, sur les 251 prisonniers capturés par le Hamas lors de son attaque du 7 octobre 2023 contre Israël, 96 personnes restent en captivité à Gaza, et 34 seraient mortes, selon l'armée israélienne.
La semaine dernière, des responsables du Hamas ont révélé à l'AFP qu'un accord envisagé impliquerait la mise en œuvre d'un cessez-le-feu et la libération progressive des captifs.
La phase initiale, s'étalant sur six semaines, verrait la libération de prisonniers civils israéliens et de femmes soldats en échange de centaines de prisonniers palestiniens.
Parallèlement, Israël retirerait ses forces des emplacements stratégiques tels que le couloir de Philadelphie et le couloir de Netzarim, permettant progressivement aux résidents déplacés de rentrer sous la supervision de l'armée israélienne.
Les phases ultérieures impliqueraient la libération de soldats israéliens supplémentaires en échange de prisonniers palestiniens condamnés à de longues peines, aboutissant à la déclaration officielle de la fin de la guerre et au début des efforts de reconstruction dans un territoire ravagé par la guerre.
En outre, les plans annoncés incluent la gestion conjointe du terminal de Rafah par l’Autorité palestinienne basée en Cisjordanie, en collaboration avec l’Égypte et l’Union européenne, ce qui signifie une étape potentielle vers la paix et la stabilité dans la région.
La guerre à Gaza a tué plus de 45 200 Palestiniens à ce jour et en a blessé près de 107,500 autres à ce jour, selon le ministère de la Santé de Gaza.
La guerre a également dévasté des infrastructures essentielles et poussé l’enclave au bord de la famine.