Le gouvernement du Ghana a protesté contre ce qu’il décrit comme le traitement inhumain et injustifié des voyageurs ghanéens par les autorités israéliennes à l’aéroport international Ben Gourion.
Dans un communiqué publié mercredi, le ministère des Affaires étrangères s’est dit consterné par les informations selon lesquelles des ressortissants ghanéens auraient été délibérément ciblés et soumis à des expériences traumatisantes depuis le dimanche 7 décembre 2025.
Selon le ministère, sept Ghanéens voyageant en Israël ont été arrêtés sans motif, dont quatre membres d’une délégation parlementaire participant à la Conférence internationale annuelle sur la cybersécurité à Tel Aviv. Ils n’ont été libérés qu’après plus de cinq heures d’intenses interventions diplomatiques.
Les trois autres voyageurs ont été expulsés sur le prochain vol disponible et sont depuis rentrés au Ghana.
Le gouvernement a condamné les actions des autorités israéliennes, les qualifiant d’injustes et d’humiliantes, compte tenu notamment des relations cordiales de longue date entre les deux pays, qui durent plus de six décennies.
La déclaration se lit comme suit : « Le gouvernement du Ghana considère les actions des autorités israéliennes comme ciblant injustement les voyageurs ghanéens et exprime par conséquent ses fortes réserves contre le traitement humiliant de nos citoyens à l’aéroport international Ben Gourion.
« Il convient de souligner que le Ghana et Israël entretiennent des relations cordiales depuis plus de six décennies, avec des volumes considérables de déplacements entravés par les citoyens des deux pays. Cette conduite condamnable des autorités israéliennes est extrêmement provocatrice, inacceptable et incompatible avec nos relations historiques amicales.
Il a en outre rejeté les affirmations d’Israël selon lesquelles les expulsions résultaient d’un manque de coopération de la part de l’ambassade du Ghana, affirmant que les preuves disponibles montrent que la mission à Tel Aviv s’est toujours conformée aux procédures internationales.
« Suite à nos enquêtes, nous trouvons la justification fournie par le gouvernement israélien selon laquelle la prétendue non-coopération de notre ambassade à l’expulsion des Ghanéens détenus par Israël est aussi totalement intenable que les faits confirment que notre mission à Tel Aviv a été réactive et conforme au droit international.
« Le ministère des Affaires étrangères convoquera ce matin des responsables de l’ambassade d’Israël à Accra pour lui faire part de notre mécontentement dans les termes les plus forts possibles.
« Entre-temps, le gouvernement du Ghana envisage une action réciproque appropriée », conclut le communiqué.