La FEPPPAN charge le PTAD de mettre en œuvre la portée juridictionnelle des cotisations à la source – Tribune Online – Nigéria

• Salue l'engagement de Tinubu en faveur du bien-être des retraités

L'Association des organismes parapublics fédéraux et des retraités du secteur privé du Nigéria (FEPPPAN) a appelé la Direction des arrangements transitoires pour les retraites (PTAD) à respecter strictement les directives du gouvernement fédéral sur les limites de compétence entre les syndicats de retraite, même si elle a rejeté la prolongation de 90 jours accordée par l'agence pour mettre en œuvre le versement des cotisations à la source légitime de la FEPPPAN.

À l'issue de sa 5ème réunion du Conseil exécutif national (NEC) tenue à Abuja, l'Association a exhorté le ministère fédéral du Travail et de l'Emploi et le ministère fédéral de la Justice à intervenir de toute urgence pour garantir la conformité du PTAD à toutes les lois pertinentes sur l'administration du travail et des retraites.

Le NEC, présidé par son président général, Benjamin Maisamari Amako (JP), a réuni le greffier des syndicats (représentant le ministre du Travail), des représentants du secrétaire exécutif du PTAD et des dirigeants des unités sectorielles de la FEPPPAN à travers le pays.

Dans un communiqué signé par Elder Amako et le secrétaire général, M. Franklin Erinle, la FEPPPAN a accusé le PTAD de partialité administrative et d'irrégularités financières dans la gestion des cotisations des retraités. « Le détournement persistant des cotisations prélevées sur les membres de la FEPPPAN vers un autre syndicat est un acte délibéré de parti pris, d’injustice et de sabotage administratif », déclare le communiqué, soulignant que de telles actions « violent les droits des retraités et portent atteinte au caractère sacré de l’administration des retraites ».

Qualifiant le délai de 90 jours imposé par le PTAD d'« illégal et incompatible avec la législation du travail en vigueur », la FEPPPAN a insisté sur le fait que les retenues effectuées sur les droits des retraités doivent être versées rapidement et directement au syndicat dûment reconnu, comme le prévoit la loi. « La FEPPPAN ne recherche ni faveur ni privilège, mais exige ce qui lui revient de droit en vertu de la loi », indique avec insistance le communiqué, ajoutant que « Assez, c'est assez, le PTAD doit mettre fin immédiatement à cette pratique discriminatoire ».

L'association a en outre réaffirmé sa reconnaissance par le Registre des syndicats, qui, lors de la réunion, a salué la FEPPPAN comme étant « le syndicat de citoyens âgés le plus pacifique » du pays, une reconnaissance qui, selon la NEC, souligne sa réputation de dialogue, d'ordre et de plaidoyer légal.

Au milieu de ses paroles fortes en faveur du PTAD, la FEPPPAN a également félicité le président Bola Ahmed Tinubu pour ce qu'elle a décrit comme son « engagement inébranlable en faveur du bien-être des retraités et d'autres citoyens vulnérables ». L'Association a particulièrement félicité le Président pour avoir approuvé un palliatif mensuel de 25 000 nairas pour les retraités afin d'amortir les effets de la difficile situation économique. Cependant, il s'est dit préoccupé par le fait que le paiement de trois mois « approuvé depuis par M. le Président n'a pas été payé ».

« Nous exhortons le président Tinubu à, sans plus tarder, débloquer des fonds pour le paiement des trois mois de palliatifs de 25 000 Naira à tous les retraités éligibles à travers le pays », indique le communiqué, tout en appelant également le président à ordonner à la Commission nationale des salaires, des revenus et des salaires (NSIWC) d'inclure les retraités de sept sociétés parapubliques disparues: PHCN, NITEL/MTEL, Banque populaire, Assurance Bank, NICON Insurance, Nigeria Insurance et Petroleum Institutes qui ont été exclus à tort de l’augmentation des pensions de 32 000 nairas.

Tout en appréciant le gouvernement fédéral pour la mise en œuvre de l'augmentation tant attendue des pensions de 32 000 nairas, la FEPPPAN a déploré le non-paiement des arriérés résultant de l'augmentation et a exigé le déblocage immédiat des fonds pour régler les soldes impayés.

Il a également appelé le PTAD à rembourser « toutes les sommes injustement déduites des arriérés des membres de la FEPPPAN lors des calculs finaux », qualifiant les déductions d'« injustes, sans justification et contraires aux directives du gouvernement ».

Une autre préoccupation majeure soulevée par l'Association était le retard dans le règlement des droits des plus proches parents (NOK) des retraités décédés. Le communiqué dénonçait l'incapacité du PTAD à régler les dossiers NOK en cours bien que les bénéficiaires aient soumis tous les documents requis. « Ce retard est insensible, injustifiable et inhumain pour les familles qui pleurent déjà leurs proches », a-t-il déclaré.

Dans un vigoureux appel à la transparence, la FEPPPAN a appelé le Département des services d'État (DSS) et la Commission indépendante sur les pratiques de corruption et autres infractions connexes (ICPC) à enquêter sur la gestion par la PTAD des cotisations des retraités et d'autres activités financières connexes. L'Association a soutenu que la responsabilité doit être respectée dans la gestion des fonds des pensionnés.

Au milieu des tensions suscitées par les actions administratives de la PTAD, le CEN a adopté un vote unanime de confiance envers l'aîné Benjamin Amako et son équipe de direction nationale pour « des réalisations sans précédent en seulement un an de gestion ». Le NEC a salué leur « prudence, intégrité et dévouement » dans le renforcement de la capacité institutionnelle de la FEPPPAN et la défense des droits des retraités à l'échelle nationale.

Le communiqué s'est terminé par une réaffirmation de l'engagement de la FEPPPAN en faveur de la paix, du dialogue et de la justice dans le cadre de la loi. « Nous restons calmes, unis et déterminés », indique le communiqué. « Notre lutte n’est pas pour le privilège, mais pour la dignité et l’équité envers tous les retraités qui ont fidèlement servi le Nigeria. »

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