L’un des avocats de l’accusé a fait valoir qu’il avait été contraint de signer une déclaration déjà écrite, qui, selon l’État, avait été avouée librement et volontairement et devait être admise comme preuve, aux côtés de la déclaration d’un autre accusé.
DOSSIER : Lundi matin, le policier à qui Sibiya aurait signalé la scène du crime, donnant des détails sur ce qui s’est passé, devrait témoigner. Photo : Nokukhanya Mntambo/Eyewitness News
JOHANNESBOURG – D’autres témoignages de la police devraient être entendus lundi matin dans le procès pour meurtre de Senzo Meyiwa, alors que l’admissibilité des aveux présumés est débattue.
L’État souhaite que les déclarations de deux des cinq hommes accusés du meurtre de Meyiwa soient admises comme preuves.
Selon l’État, les deux hommes ont avoué librement et volontairement.
Les hommes ont été accusés du meurtre en 2014 du capitaine des Bafana Bafana à Vosloorus.
Vendredi, le colonel à la retraite Mhlanganyelwa Mbotho a déclaré au tribunal que Muzikawukhulelwa Sibiya avait non seulement donné son témoignage librement et volontairement, mais qu’il semblait positif et prêt à parler, refusant même les services d’un avocat.
L’avocat de Sibiya, Sipho Ramosepele, a affirmé qu’il avait été battu par la police et que du plastique avait été utilisé pour l’étouffer à au moins trois reprises après son arrestation, ce qui l’avait contraint à avouer le jour même.
Mais Mbotho a déclaré que les seules blessures dont Sibiya lui avait parlé provenaient des menottes serrées, qu’il a finalement desserrées.
« Mon Seigneur, les policiers sont en forme, ils font de la gymnastique (sic). S’il était battu trois fois, il ne pourrait plus marcher. Il faudrait l’amener en fauteuil roulant », a déclaré Mbotho.
Ramosepele a déclaré que, selon Sibiya, lorsqu’il a été emmené au poste de police de Diepkloof, on lui a remis une déclaration déjà écrite, qu’on lui a demandé de signer.
Lundi matin, le policier à qui Sibiya aurait indiqué la scène du crime et donné des détails sur ce qui s’est passé, devait témoigner.