Adewumi Adeyemi, membre de l’Assemblée de l’État d’Osun, a appelé à une refonte urgente et stratégique de l’architecture de sécurité du Nigeria à la suite de l’enlèvement de vingt-cinq écolières dans l’État de Kebbi.
Dans une déclaration publiée jeudi, le législateur a décrit la situation sécuritaire actuelle comme un moment critique qui oblige la nation à faire une pause et à se poser des questions difficiles concernant la sécurité de ses citoyens.
Adeyemi déplore que l’enlèvement de Kebbi soit un autre rappel douloureux de la fragilité de la sécurité de l’enfant nigérian.
Il s’est dit profondément préoccupé par le fait que les écoles, qui devraient être des sanctuaires pour l’apprentissage et la croissance, soient violées par des hommes armés qui opèrent avec ce qu’il a décrit comme une facilité troublante.
Le règlement a établi un parallèle entre l’attaque contre les étudiants et les informations récentes faisant état de l’enlèvement et du meurtre présumé d’un haut commandant militaire par des insurgés.
Tout en reconnaissant que l’armée nigériane a réfuté le rapport, Adeyemi a fait valoir que la simple émergence d’un tel récit reflète la profondeur de l’insécurité dans la région en conflit.
Il a affirmé que lorsque les écolières et les officiers militaires sont confrontés à des niveaux de menace similaires, cela révèle un effondrement de la structure de sécurité nationale. Selon lui, ces incidents révèlent des problèmes structurels plus profonds, notamment des lacunes en matière de renseignement, des systèmes de prévention faibles, des capacités de réponse lentes et une chaîne de commandement souvent floue.
Adeyemi a averti que l’incapacité du gouvernement à sécuriser fermement sa population suscite involontairement des pressions de l’extérieur du pays. Il a insisté sur le fait que le renforcement des systèmes internes est le seul moyen de sauvegarder la souveraineté du Nigeria avant que les forces extérieures ne commencent à définir l’orientation de la nation.
Le législateur a appelé à une action immédiate, affirmant que les agences de sécurité ont besoin de meilleurs outils, de mandats plus clairs et d’un soutien plus fort. Il a également plaidé pour le renforcement des structures de sécurité dans les écoles et la mise en place de systèmes d’alerte précoce au sein des communautés.
Il a conclu en exhortant les dirigeants politiques à tous les niveaux à donner la priorité à la vie et au bien-être de la population, évitant que le pays ne puisse pas continuer à réagir seulement après que des tragédies se produisent.