Le GTCO Fashion Weekend qui vient de se terminer a transformé le défilé de Lagos en une vitrine vibrante de textiles africains réinventés pour la garde-robe moderne. Les créateurs ont ébloui avec des silhouettes audacieuses qui célébraient le patrimoine tout en repoussant les limites contemporaines.
Ituen Basi a présenté des blazers surdimensionnés associés à des jupes bulles aux couleurs vives, toutes confectionnées en Aso‑Oke aux riches motifs qui captaient la lumière à chaque foulée. Le Bam Collective a apporté l’énergie pop‑art, en superposant des blocs de couleurs fluo et des franges sur des tissus tissés à la main pour un look street-ready mais luxueux. La collection de Sevon Dejana présentait des pièces sculpturales qui fusionnaient des motifs royaux avec des coupes avant-gardistes, en utilisant des imprimés en soie mélangée qui ondulaient sur le podium. Mmuso Maxwell proposait des blazers pointus à taille basse dans des tons discrets, mettant l’accent sur les lignes épurées et le denim durable. Le streetwear sensuel de Mowalola combinait du velours chatoyant avec des accents fluo, tandis que Priya Ahluwalia fusionnait des imprimés nigérians-indiens avec des basques spectaculaires, chaque vêtement étant un mélange de tradition et d’innovation.
Dans l’ensemble, l’accent a été mis sur la texture et la couleur : l’Aso‑Oke, le coton tissé à la main et les vêtements de sport recyclés ont été associés à des coupes modernes, créant ainsi des œuvres d’art portables qui ont laissé le public inspiré et impatient pour la prochaine saison.