LE CAIRE – 23 mars 2024 : le président égyptien Abdel Fattah El-Sisi et son homologue émirati, le président Cheikh Mohamed ben Zayed, se sont réunis samedi pour discuter du renforcement du partenariat économique, d'investissement, de développement et politique entre les deux pays.
Lors de leur rencontre au Caire, le président Sissi et le cheikh Mohamed ben Zayed ont exploré les moyens de renforcer la coopération bilatérale distinguée entre l'Égypte et les Émirats arabes unis, a indiqué la présidence égyptienne dans un communiqué.
Les deux présidents ont souligné les opportunités prometteuses pour approfondir le partenariat entre les deux pays.
En outre, les deux présidents ont discuté des efforts intensifiés déployés pour parvenir à un cessez-le-feu à Gaza et garantir l'acheminement d'une aide humanitaire suffisante pour alléger les souffrances importantes dans la bande de Gaza.
Les deux dirigeants ont affirmé la nécessité d’activer la solution à deux États comme seul moyen d’instaurer la justice, la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région.
Ces discussions font suite à la signature il y a à peine un mois d’un accord d’investissement monumental de 35 milliards de dollars entre l’Égypte et les Émirats arabes unis. L'accord implique que des investisseurs émiratis développent la région de Ras El-Hekma, sur la côte nord de l'Égypte.
Cet investissement représente le plus grand investissement direct étranger (IDE) de l'histoire du pays et intervient après que l'Égypte ait enduré une pénurie de devises étrangères pendant environ deux ans.
Simultanément, les pourparlers entre les présidents égyptien et émirati se déroulent dans le cadre des négociations en cours pour obtenir un cessez-le-feu à Gaza et mettre fin à plus de cinq mois d'attaques israéliennes dans la région.
Cependant, une récente tentative visant à obtenir un cessez-le-feu à Gaza par le biais d'une résolution de l'ONU parrainée par les États-Unis, appelant à la cessation des hostilités et à un échange de prisonniers, s'est heurtée au veto de la Russie et de la Chine vendredi.
Un cessez-le-feu est nécessaire de toute urgence pour accroître l’acheminement de l’aide et faciliter un accord d’échange de prisonniers.
L'urgence de l'aide à Gaza s'est intensifiée, les Nations Unies estimant qu'au moins un quart de la population de la bande est au bord de la famine.
Lors d'une réunion ministérielle jeudi au Caire, l'Égypte, les Émirats arabes unis, l'Arabie saoudite, la Jordanie et le Qatar ont appelé collectivement à l'ouverture de tous les postes frontaliers entre Israël et la bande de Gaza afin de permettre l'acheminement sans entrave de l'aide humanitaire.