Un tribunal égyptien rejette l'affaire 173 pour « financement étranger » contre les cinq autres organisations de défense des droits humains – Egypte

LE CAIRE – 22 mars 2024 : un tribunal égyptien a rejeté l'affaire 173 de 2011, communément appelée affaire de « financement étranger », contre cinq organisations de défense des droits humains, choisissant de classer l'affaire.

Le conseil d'administration du Dialogue national égyptien a salué la décision judiciaire, affirmant qu'il n'existe aucune base légale pour engager des poursuites pénales contre les cinq organisations restantes. Ces organisations comprennent l'Initiative Centre d'études et de consultations, le Réseau arabe d'information sur les droits de l'homme (ANHRI), l'Organisation arabe de réforme pénale (APRO), l'Institut du Caire pour les études sur les droits de l'homme (CIHRS) et le Centre Al-Nadim pour la Traitement et réadaptation psychologique des victimes de violences.

Le Conseil d'administration a réitéré son appréciation pour le soutien du président Abdel Fattah El-Sissi au dialogue national, soulignant son rôle crucial dans la proposition de mesures constructives pour établir la nouvelle république fondée sur les principes du constitutionnalisme, de la légalité et du respect des traités internationaux relatifs aux droits de l'homme.

Par ailleurs, le Conseil d'administration a souligné les efforts de collaboration entre le dialogue national et le gouvernement, notamment à travers la création d'un comité conjoint de coordination visant à accélérer la mise en œuvre des premiers résultats du dialogue. Cette coopération souligne l'efficacité et le caractère pratique du dialogue, qui devrait avoir des ramifications positives sur le paysage politique et économique dans un avenir proche.

Bien que la clôture du dossier n° 173 de 2011 marque une étape importante, ce n'est qu'un pas en avant parmi de nombreux autres, a déclaré le conseil d'administration, ajoutant qu'elle sert d'incitation au conseil d'administration à poursuivre son étroite collaboration avec le gouvernement.

Les origines du cas n° 173 remontent à 2011, lorsque Essam Sharaf, alors ministre de la Justice, a commandé une enquête sur les financements étrangers reçus par des organisations de la société civile égyptiennes et étrangères afin de vérifier leur conformité aux lois et réglementations nationales.

En juin 2014, un tribunal égyptien a prononcé diverses peines de prison, allant d'un à cinq ans, à l'encontre de 43 employés d'organisations non gouvernementales égyptiennes et étrangères. En outre, le tribunal a ordonné la fermeture de plusieurs ONG en Égypte, dont Freedom House et le Centre international des journalistes. Cependant, en 2018, les 43 membres du personnel ont été acquittés des accusations liées à la réception de fonds étrangers et à l'exploitation par l'intermédiaire d'une entité illégale à des fins criminelles.

Tout au long de la procédure, les accusations portées contre de nombreuses ONG ont été rejetées lors de plusieurs procès.

Avec le rejet des charges retenues contre les organisations susmentionnées, le dossier n° 173 est désormais officiellement clos.

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