LE CAIRE – 24 février 2024 : l’Égypte établit un deuxième camp à Khan Younis, dans le sud de Gaza, pour accueillir environ 4 000 Palestiniens déplacés dans un contexte humanitaire désastreux dans cette bande ravagée par la guerre.
Le camp est mis en place en coordination entre le Croissant-Rouge égyptien (ERC) et la Société du Croissant-Rouge palestinien (PRCS) et devrait être pleinement opérationnel d’ici la fin de la semaine.
Il sera composé de 400 tentes équipées d’électricité et de W.C.
En outre, l’Égypte établira un hôpital de campagne et deux centres de distribution de secours dans la ville de Rafah, ainsi qu’un autre camp pour les Palestiniens déplacés dans la ville de Deir Al Balah, au centre de Gaza.
Situation humanitaire en ruine
Le nouveau camp est créé en réponse à l’effondrement de la situation humanitaire à Gaza, à la lumière des frappes israéliennes, des efforts d’acheminement de l’aide entravés et du non-fonctionnement des établissements de santé.
Le complexe médical Nasser, le plus grand établissement médical de Gaza, est devenu inutilisable en raison du siège israélien.
La population de Gaza souffre de graves pénuries alimentaires, les autorités israéliennes imposant de lourdes restrictions sur l’acheminement de l’aide, notamment des procédures d’inspection prolongées.

Les forces israéliennes ont refusé plus de 50 % des missions d’acheminement de l’aide et d’évaluation dans les zones qui en ont désespérément besoin, comme au nord de Wadi Gaza, selon l’ONU.
Selon Save the Children, 1,1 million d’enfants, soit la moitié de la population de Gaza, sont confrontés à la famine.
Cessation des hostilités
Parallèlement, l’Égypte a mis en garde contre les projets israéliens de lancer une opération militaire à Rafah, un refuge pour plus d’un million de Palestiniens déplacés par la guerre, ainsi que pour ses 200 000 habitants.
L’Égypte souligne les conséquences catastrophiques qu’entraînerait une telle opération.
L’Égypte, aux côtés des États-Unis, d’Israël et du Qatar, est engagée dans des négociations pour mettre fin à la guerre qui dure depuis près de cinq mois à Gaza, dans le but de faciliter l’échange de prisonniers palestiniens et de captifs israéliens détenus par le Hamas dans la bande de Gaza.
