De nombreux pays imposent des sanctions sévères aux citoyens reconnus coupables de crimes graves, notamment de terrorisme ou d’actes contre la sécurité nationale.
Voici sept pays connus pour avoir adopté des règles strictes qui suppriment ou révoquent les passeports ou la citoyenneté dans certaines circonstances.
1. Australie
L’Australie a des lois qui autorisent la révocation de la citoyenneté (et donc des documents de voyage) pour les doubles nationaux qui se livrent à des activités terroristes ou réagissent contrairement à l’allégeance du pays. En vertu de la loi modifiant la loi sur la citoyenneté (cessation de la citoyenneté), un double citoyen reconnu coupable d’infractions spécifiques liées au terrorisme et condamné à une peine de prison d’au moins trois ans peut perdre sa citoyenneté.
2. France
En France, les binationaux qui commettent ou sont reconnus coupables de terrorisme ou menacent la sécurité de l’État peuvent être déchus de leur nationalité française. Ce pouvoir est limité : il ne s’applique généralement qu’à ceux qui ont acquis la nationalité française (et non à ceux qui sont nés Français), et la perte de la citoyenneté ne peut pas rendre quelqu’un un apatride.
3. Biélorussie
La Biélorussie a pris des mesures pour restreindre les passeports des citoyens à l’étranger. Un décret interdit aux citoyens de renouveler leur passeport à l’étranger, obligeant de nombreux exilés ou se trouvant à l’étranger à rentrer chez eux pour renouveler leurs documents. Les critiques affirment que cette loi est utilisée pour cibler les dissidents.
4. Hong Kong
En vertu de la loi sur la sécurité nationale, les autorités de Hong Kong ont annulé les passeports de plusieurs militants basés à l’étranger, les accusants de mettre en danger la sécurité nationale.
5. Malawi
Le Malawi a initié des révocations de passeports et de citoyennetés obtenues frauduleusement, en particulier dans des cas impliquant des réfugiés ou des demandeurs d’asile qui auraient utilisé de faux documents ou de fausses identités.
6. Chypré
Chypre avait autrefois un « passeport d’or » ou un programme de citoyenneté par investissement. Par la suite, plusieurs passeports/citoyennetés accordés dans le cadre de ce programme ont été révoqués pour de graves irrégularités, notamment la fraude, le blanchiment d’argent ou le non-respect des conditions.
7. Islande (proposition/étape de discussion)
L’Islande prévoit des lois qui permettrontient la révocation de la citoyenneté en cas d’infractions graves, notamment lorsque de fausses informations ont été utilisées pour modifier la citoyenneté, ou lorsque de lourdes sanctions pénales sont impliquées.
8. Nigéria
La proposition du Sénat nigérian visant à révoquer les passeports internationaux des personnes condamnées à l’étranger pour une période de 10 ans s’aligne sur une tendance mondiale plus large. Les différences résidentes dans les détails : durée de la révocation, question de savoir si la citoyenneté est révoquée, si une condamnation est requise, s’il s’agit d’une double nationalité et les garanties juridiques.