3 dirigeants communautaires de Diepsloot arrêtés pour violence publique doivent revenir devant le tribunal – Afrique du Sud

Les accusés devant le tribunal font également face à des accusations d’intimidation, d’incitation à commettre des violences publiques, d’atteinte malveillante à des biens et de dommages aux infrastructures essentielles.

Les habitants de Diepsloot sont descendus dans la rue le 20 juin 2023 en raison d’une mauvaise prestation de services et d’une mauvaise visibilité de la police, ce qui a entraîné des taux de criminalité élevés dans la région. Photo : Nokukhanya Mntambo/Nouvelles de témoins oculaires

JOHANNESBURG – Les « Diepsloot three » sont attendus jeudi devant le tribunal de première instance de Randburg.

En juin, les habitants de Diepsloot sont descendus dans la rue pour protester contre la criminalité dans la région.

Ceci après le meurtre de l’ancien chef du forum de police communautaire, John Makola, qui a été tué par balle alors qu’il tentait d’aider un commerçant qui se faisait voler.

Les manifestations ont vu les dirigeants communautaires Lefa Nkala, Loyiso Toyiya et Jack Hlongwane, qui ont ensuite été surnommés les « trois Diepsloot », arrêtés pour violences publiques, entre autres.

Les accusés devant le tribunal font également face à des accusations d’intimidation, d’incitation à commettre des violences publiques, d’atteinte malveillante à des biens et de dommages aux infrastructures essentielles.

Ils ont été libérés sous caution de 500 rands chacun début juillet après avoir passé près d’une semaine derrière les barreaux.

La caution n’a pas fait l’objet d’une opposition de la part de l’État.

Mais lors de la demande de libération sous caution, l’enquêteur, Khanisani Mathibela, a déclaré au tribunal que les accusations étaient graves et que l’accusé aurait intimidé les commerçants du centre commercial Chuma à Diepsloot, les menaçant de pillage à moins qu’ils ne se joignent à l’action de protestation.

Ils ont également été accusés d’avoir détruit les stands des vendeurs de rue dans le but de les forcer à se joindre aux manifestations.

Ils ont cependant nié tout acte répréhensible.

L’affaire a été renvoyée à jeudi pour complément d’enquête.

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