- Le tribunal a ordonné que les colons occupant au moins 1 000 acres de terres à Njiru soient libérées car elles appartiennent à la famille du défunt député de Starehe, Gerishon Kirima.
- Selon le juge Samson Okong’o Odhiambo du tribunal de l’environnement et du foncier de Kisumu, les colons n’ont pas apporté la preuve qu’ils étaient consentants à occuper les terres.
- Plusieurs propriétaires du terrain en litige sont prêts à négocier et à acheter les parcelles qu’ils occupent sur les terres qui s’étendent sur certaines parties de Ruai et Chokaa.
La Haute Cour du Kenya a déterminé qu’environ 1 000 acres de terres à Njiru appartiennent à la famille du regretté député de Starehe, Gerishon Kirima.
Source : Journal Afrique
Le pays Njiru de Gerishon Kirima
Le verdict de la Haute Cour est une victoire pour les deux défuntes veuves de Kirima, Teresia Wairimu et Anne Wangare, mais un coup dur pour les milliers de Kenyans qui avaient acheté des terres et même construit des maisons coûteuses.
Le juge Samson Okong’o Odhiambo du tribunal de l’environnement et des terres de Kisumu a rendu un verdict déclarant que les colons n’avaient pas réussi à prouver qu’ils étaient autorisés à occuper les terres de l’ancien législateur.
Dans le cadre d’un procès qui a duré des années dans les couloirs de la justice, 300 individus qui prétendaient être propriétaires fonciers ont poursuivi les Kirimas en justice.
John Otieno Obade et 299 autres personnes étaient les pétitionnaires. Ils ont fait valoir en vain que le LR n° 6825/2 (terrain de la zone de Njiru) était leur propriété.
N’ayant pas réussi à prouver qu’ils étaient des occupants légaux du terrain, le juge les a déclarés intrus et leur a ordonné de quitter le terrain avant le 31 décembre 2023.
Terre et abattoir de Njiru
Seuls les Kirimas, qui sont également restés sur les terres qui hébergent le célèbre abattoir de Njiru qui a progressivement perdu de sa gloire, se sont révélés être les propriétaires légitimes de ces terres valant des milliards de shillings.
Les Kirima ont été autorisés à continuer de vendre la propriété à 100 autres personnes avec lesquelles ils avaient entamé des transactions de vente.
« Teresa Wairimu et Anne Wangari, en tant qu’administrateurs de la succession de Gerishon Kirima, décédé, devront, dans les 90 jours à compter de cette date, finaliser la vente de portions de plusieurs parcelles aux 100 acheteurs, dont Geoffrey Mungai Thiong’o et Paul Ndung. ‘u Kioi », a statué le juge Odhiambo le lundi 2023 octobre.
Le juge a clairement déclaré que la revendication foncière d’Obade et de 299 autres personnes était invalide et leur a donné jusqu’au 31 décembre 2023 pour évacuer en douceur et remettre la possession des parcelles qu’ils occupaient aux Kirimas.
À qui appartient la terre Njiru ?
« Les plaignants n’ont aucune réclamation valable sur le LR n° 6825/2. Pour les sauver d’une expulsion forcée de la propriété, j’ordonne à ceux qui occupent effectivement le LR n° 6825/2 jusqu’au 31 décembre 2023 inclus, de quitter et de remettre la propriété à la succession de GK Kirima, en À défaut de quoi la succession sera libre de les expulser de la propriété », a ordonné le juge.
Les requérants ont fait valoir qu’ils avaient acquis le terrain par possession adversative et ont plaidé auprès du tribunal pour qu’il leur permette de le subdiviser.
Ils affirmaient qu’ils étaient restés sur le terrain pendant plus de 14 ans et bénéficiaient ainsi d’une « occupation ininterrompue, exclusive et continue », car ils avaient également réalisé des développements importants sur la parcelle.
Le jugement du juge Okong’o couvrait six questions consolidées concernant les terres. Le groupe d’Obade revendiquait 80 acres de la parcelle.
Un autre groupe de candidats était le groupe d’entraide Kamatuto, au nom de 1 310 autres personnes. Le tribunal a également rejeté leur demande concernant la parcelle LR 5908/08.
Les mêmes instructions du tribunal s’appliquent également au groupe d’entraide Naridai Muoroto.
La décision a ébranlé les propriétaires et les promoteurs qui ont déclaré avoir payé le terrain qu’ils avaient acheté par l’intermédiaire de groupes d’entraide qui leur avaient menti en prétendant qu’il s’agissait de leur propriété.
Ils sont prêts à coopérer avec les Kirimas et ont proposé de payer pour le terrain plutôt que de voir leur propriété détruite.
Cette décision historique intervient quelques semaines après que le tribunal a jugé qu’une vaste parcelle de terrain dans la région de Mavoko, occupée par des centaines de promoteurs, appartenait à East Africa Portland Cement PLC.
Source : Journal Afrique