Une partie de la demande de suspension des poursuites dans l’affaire « Amigos » se déroulera à huis clos – Afrique du Sud

Les hommes d’affaires uruguayens Gaston Savoi et Fernando Praderi font actuellement l’objet d’accusations de corruption liées à la fourniture d’usines de purification d’eau et d’unités autogénératrices d’oxygène pour les ministères de la Santé du KwaZulu-Natal et du Cap Nord.

JOHANNESBOURG – La Cour constitutionnelle s’est prononcée en faveur des accusés dans l’affaire « Amigos », dans leur tentative d’obtenir qu’une partie de la demande de suspension des poursuites qu’ils présentent se déroule à huis clos.

Les hommes d’affaires uruguayens Gaston Savoi et Fernando Praderi, ainsi que la société de Savoi, Intaka Holdings, sont actuellement confrontés à des accusations de corruption liées à la fourniture d’usines de purification d’eau et d’unités autogénératrices d’oxygène pour les ministères de la Santé du KwaZulu-Natal et du Cap Nord.

L’affaire traîne depuis plus d’une décennie et ils déposent maintenant une demande de suspension des poursuites, dans laquelle ils affirment que des documents juridiquement privilégiés leur ont été saisis.

Les accusés dans cette affaire souhaitent remettre les documents en question dans le cadre de leur requête, mais ils ne souhaitent pas qu’ils soient divulgués publiquement et ont donc contacté les tribunaux pour que cela soit fait à huis clos.

La Haute Cour a statué contre eux et l’autorisation de faire appel leur a ensuite été refusée par l’ensemble des juges puis par la Cour suprême d’appel (SCA).

Mais dans un arrêt unanime rendu mardi, la Cour constitutionnelle leur a donné raison.

Il est toutefois souligné que si le tribunal qui préside détermine finalement que les documents ne sont pas protégés par le privilège, ils devraient être placés dans le domaine public.

Le tribunal a également rendu une ordonnance de dépens contre l’autorité nationale de poursuite et le SAPS, qui se sont tous deux opposés à la demande.

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