Le ministre nigérian de l'Aviation et du Développement aérospatial, Festus Keyamo, s'est dit préoccupé par le fait que certains opérateurs de jets privés agissent illégalement, utilisant leurs avions pour le blanchiment d'argent et le trafic de drogue, entre autres actes criminels.
Festus Keyamo a fait cette révélation lors d'un discours jeudi au ministère de l'Aviation à Abuja, sur les préoccupations concernant le blanchiment d'argent, le trafic de drogue et d'autres activités illégales facilitées par certains avions privés.
Keyamo, sans préciser de noms, a souligné que ces activités ont coûté des milliards de dollars au secteur et posent de graves risques de sécurité.
Il a souligné que certains opérateurs abusent des licences destinées aux vols non commerciaux, en violation des accords réglementaires.
Pour relever ces défis, Keyamo a inauguré un comité de travail ministériel dédié à la supervision et à la réglementation des opérations affrétées à travers le pays. Il a chargé le comité, présidé par le PDG d'Aero Contractors, Ado Sanusi, de dresser un inventaire complet des opérateurs de vols non commerciaux. Leur mandat comprend la vérification des licences professionnelles, le respect de la réglementation et la recommandation de mesures disciplinaires contre les contrevenants.
Le comité composé de huit membres a été chargé de rendre ses conclusions dans un délai de trois mois, dans le but de restaurer l'intégrité et la sécurité du secteur de l'aviation nigérian.
Cette initiative marque une étape proactive vers le renforcement de la surveillance réglementaire et la protection de l'industrie aéronautique contre les pratiques illégales préjudiciables à la sécurité nationale et à la stabilité économique.
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