Nairobi : Un agent de la circulation arrêté après qu’un conducteur qu’il a arrêté pour cause d’assurance invalide l’a signalé à l’EACC – Kenya

  • Dobin Peter Naibei, un agent de la police de la circulation à la base routière de la police de Shauri Moyo, a été arrêté après avoir exigé un pot-de-vin.
  • Naibei avait arrêté le véhicule d’un automobiliste pour cause d’assurance invalide et avait exigé un pot-de-vin pour sa libération
  • Le chauffeur a refusé de soudoyer Naibei et a signalé l’incident à la Commission d’éthique et de lutte contre la corruption (EACC), ce qui a conduit à l’arrestation de Naibei.

Didacus Malowa, journaliste à Journal Afrique, apporte plus de trois ans d’expérience dans la couverture de la politique et de l’actualité au Kenya.

Nairobi – Un agent de la police de la circulation basé à la base routière de la police de Shauri Moyo a été arrêté après avoir exigé un pot-de-vin.

Dobin Peter Naibei a été arrêté par des agents de l’EACC. Photo : KBC/EACC.
Source : Journal Afrique

Dobin Peter Naibei a été arrêté par la Commission d’éthique et de lutte contre la corruption (EACC) à la suite d’un rapport d’un membre du public.

Un rapport de KBC a révélé que Naibei avait arrêté un automobiliste et retenu son véhicule au motif qu’il avait prétendument une assurance automobile invalide.

Naibei aurait exigé un pot-de-vin avant de pouvoir libérer le véhicule saisi.

Le chauffeur aurait refusé de lui verser le pot-de-vin et aurait signalé l’affaire à l’EACC, qui aurait monté une opération.

L’EACC arrête Naibei

Le policier voyou a été arrêté jeudi 14 décembre dans la nuit et détenu au poste de police de Kilimani alors qu’il attendait son traitement à la commission.

Confirmant l’arrestation du policier, le porte-parole de l’EACC, Eric Ngumbi, a déclaré qu’ils renforçaient la surveillance sur les autoroutes à travers le pays afin de faire respecter les lois anti-corruption.

Naibei fait face à des accusations de corruption contraires à l’article 6(1) (a) tel que lu avec l’article 18 de la Bribery Act de 2016.

L’EACC a souligné que certains automobilistes enfreignent délibérément le code de la route et cherchent à soudoyer les agents chargés de l’application des lois.

« A cet égard, il est conseillé aux automobilistes de se conformer à toutes les règles de la route et de signaler tout incident suspecté de corruption à l’EACC pour action », a-t-il déclaré.

L’IG Japhet Koome avoue avoir rejeté les pots-de-vin

Dans un rapport connexe, l’inspecteur général Japheth Koome a publiquement reconnu la corruption généralisée au sein de la police nationale.

Il a qualifié cette question de « retours » et a expliqué que les officiers subalternes collectaient l’argent et le remettaient à leurs supérieurs.

Koome a raconté des cas où des officiers subalternes ont tenté de lui offrir les produits de ses activités de corruption, ce qu’il a refusé.

« Certains sont même venus à mon bureau pour essayer de me donner quelque chose, mais j’ai refusé. Nous devons mettre fin à cela. Chers collègues, il arrive un moment où nous disons que ça suffit », a ajouté Koome.

L’IG a souligné la nécessité pour les services de police de prendre position contre la corruption, déclarant : « Assez, c’est assez ».

Source : Journal Afrique

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