ABIDJAN : Les États membres de l’Union AFRICAINE (UA) s’efforcent de transformer les vastes richesses naturelles de l’Afrique en croissance industrielle, en renforcement des échanges commerciaux et en prospérité économique durable.
L’ordre du jour occupe le devant de la scène lors d’une réunion clé de l’Union africaine (UA) qui s’est ouverte vendredi, réunissant les ministres des Finances, du Commerce et de l’Industrie et des experts de haut niveau de tout le continent.
La réunion se concentre sur la manière dont les pays africains peuvent ajouter de la valeur à leurs matières premières, renforcer les chaînes de valeur régionales et créer un environnement commercial qui attire des investissements productifs à long terme.
La Tanzanie est représentée par le vice-ministre des Finances, l’ingénieur Mshamu Ali Munde, au nom du ministre des Finances, l’ambassadeur Khamis Mussa Omar, qui dirige la délégation du pays.
Les délégués ont déclaré que l’Afrique dispose des ressources et du capital humain nécessaires pour devenir un pôle manufacturier et commercial mondial majeur, citant ses vastes ressources naturelles, ses terres arables, ses réserves minérales stratégiques et sa population jeune.
Ils ont toutefois souligné que pour libérer ce potentiel, il faudra des systèmes économiques et financiers plus solides pour soutenir la croissance industrielle et réduire la dépendance du continent à l’égard des exportations de matières premières.
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La réunion examine également les moyens de stimuler la mobilisation des recettes intérieures, d’améliorer la gestion des ressources naturelles et d’intensifier la lutte contre l’évasion fiscale, qui, selon les délégués, sont essentiels pour combler le déficit de financement des infrastructures et d’autres priorités de développement.
Les ministres et les experts ont également souligné la nécessité de systèmes financiers capables de fournir des capitaux à long terme à des coûts d’emprunt abordables et d’encourager une plus grande participation du secteur privé aux projets de développement.
Les discussions surviennent alors que les pays africains cherchent à approfondir l’intégration régionale et à renforcer la position du continent sur les marchés mondiaux en développant la production, le commerce et les investissements intra-africains.
Les résolutions de la réunion devraient guider la mise en œuvre des politiques économiques, commerciales et industrielles de l’UA, dans le but plus large de renforcer la croissance durable et de stimuler la compétitivité de l’Afrique dans l’économie mondiale.