TOKYO – 3 juin 2026 : l’Égypte a réaffirmé son rejet des mesures unilatérales concernant les fleuves transfrontaliers, dont le Nil, tout en soulignant sa volonté d’élargir sa coopération avec le Japon sur des projets de gestion de l’eau et de développement durable.
Le ministre égyptien des Affaires étrangères Badr Abdelatty a rencontré mercredi Yoko Kamikawa, envoyée spéciale du Premier ministre japonais à la Conférence des Nations Unies sur l’eau de 2026. Abdelatty a passé en revue les graves problèmes de pénurie d’eau en Égypte, a indiqué le ministère dans un communiqué.
Abdelatty a souligné les efforts du gouvernement à travers sa stratégie nationale de gestion des ressources en eau, qui comprend l’amélioration de l’efficacité de l’utilisation de l’eau, l’expansion du traitement et de la réutilisation de l’eau et la modernisation des systèmes d’irrigation.
Il s’est félicité de la coopération avec le Japon dans ces domaines, notamment dans le transfert d’expertise et de solutions technologiques avancées.
Actions unilatérales sur le Nil
Dans le même temps, Abdelatty a souligné l’importance de la coopération et de l’intégration dans la gestion des fleuves transfrontaliers, rejetant les actions unilatérales, notamment sur le Nil.
Il a souligné la nécessité d’une notification préalable et d’éviter tout préjudice aux États en aval, conformément au droit international.
Ces remarques surviennent au milieu d’un différend de longue date entre l’Égypte, l’Éthiopie et le Soudan au sujet du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) sur le Nil Bleu.
L’Égypte a exprimé à plusieurs reprises ses inquiétudes quant au fait que le remplissage et l’exploitation du barrage par l’Éthiopie pourraient affecter son approvisionnement en eau en aval, tandis que les négociations entre les trois pays sont au point mort ces dernières années sans un accord contraignant sur l’exploitation du barrage.
Abdelatty a exprimé l’intérêt de l’Égypte à maintenir une coopération étroite avec le Japon lors de la coprésidence du troisième dialogue interactif de la conférence des Nations Unies, dirigé par Kamikawa et le ministre égyptien des ressources en eau et de l’irrigation, Hani Sewilam.
Il a souligné l’importance de s’appuyer sur une collaboration fructueuse lors de la Conférence des Nations Unies sur l’eau de 2023 pour obtenir des résultats tangibles lors de l’édition 2026 et faire avancer l’agenda mondial de l’eau jusqu’en 2030.