LE CAIRE – 9 septembre 2024 : La ministre de la Solidarité sociale Maya Morsi et la représentante du HCR en Égypte et auprès de la Ligue arabe Hanan Hamdan ont convenu d’unir leurs forces pour définir une vision stratégique sur le renforcement et le maintien des mesures/programmes visant à soutenir les réfugiés en Égypte.
Les deux parties se sont rencontrées dimanche pour discuter des services offerts par le ministère aux réfugiés, ainsi que des plans de coopération avec les partenaires internationaux.
Dans ce cadre, les discussions ont porté sur les répercussions du conflit armé au Soudan, la détérioration des conditions humanitaires à Gaza et le rôle du Croissant-Rouge égyptien en réponse aux situations d’urgence à l’étranger, en collaboration et en partenariat avec d’autres institutions étatiques.
Selon une déclaration conjointe du HCR et de l'UNICEF publiée en août, plus de 748 000 réfugiés et demandeurs d'asile sont enregistrés auprès du HCR en Égypte, dont une majorité sont des femmes et des enfants récemment arrivés en Égypte fuyant le conflit brutal qui a débuté au Soudan en avril 2023. Depuis le début du conflit, la population de réfugiés soudanais enregistrés a presque septuplé et leur nombre devrait continuer à augmenter.
Alors que les besoins augmentent de manière exponentielle, les ressources du gouvernement égyptien, des agences des Nations Unies et d’autres partenaires stratégiques s’épuisent pour fournir aux enfants réfugiés et des communautés d’accueil des espaces d’apprentissage sûrs et protecteurs de qualité.
Le plan régional d’aide aux réfugiés soudanais pour 2024 prévoit 109 millions de dollars pour répondre aux besoins éducatifs des réfugiés dans toute la région. À ce jour, seuls 20 % de ce montant ont été mobilisés, dont 4,3 millions de dollars, soit 40 % des besoins pour l’Égypte.
Bien que le gouvernement égyptien ait pris des mesures notables pour offrir aux réfugiés un accès aux services d’éducation, avec 9 000 enfants arrivant chaque mois, environ 54 % des enfants nouvellement arrivés ne sont actuellement pas scolarisés, selon une évaluation récente de l’UNICEF et de la Banque mondiale.