Le Syndicat des journalistes égyptiens décerne le Prix palestinien Wael Al-Dahdouh pour la liberté de la presse 2024 – Egypte

Le journaliste Wael al-Dahdouh et sa fille pleurent après la mort de son fils Hamza par les forces israéliennes

LE CAIRE – 8 janvier 2024 : Le Conseil du Syndicat des Journalistes, présidé par Khaled Al-Balshi, chef du Syndicat des Journalistes, a approuvé lors de sa réunion du mercredi 3 janvier, la recommandation du Conseil d’Administration des Prix de la Presse Egyptienne de nommer le journaliste palestinien Wael Al-Dahdouh pour recevoir le prix « Liberté de la presse » en 2024 en guise de symbole de la fermeté des journalistes palestiniens face à l’agression sioniste brutale contre la bande de Gaza.

La nomination d’Al-Dahdouh vient en l’honneur des martyrs de la presse palestinienne, qui ont perdu la vie pour révéler la vérité et dénoncer les crimes du génocide israélien contre le peuple palestinien.

Ils ont également dénoncé, avec leur fermeté, le faux récit sioniste et les mensonges des médias occidentaux.

Et aussi en reconnaissance du sacrifice personnel d’Al-Dahdouh et de son rôle professionnel, après avoir donné l’exemple de sacrifice pour révéler la vérité, et après avoir perdu sa femme, deux de ses enfants et son petit-fils qui sont tous devenus des martyrs.

Malgré ses lourdes pertes, Al-Dahdouh a tenu à exercer son rôle professionnel de journaliste pour la chaîne Al-Jazeera. C’est ce qu’il a répété après que lui et son collègue, le martyr Samer Abu Daqqa, aient été directement visés, mais aussi après que son fils, son collègue journaliste Hamza Al-Dahdouh, ait été tué.

Il convient de noter que le Prix « Liberté de la presse » est décerné aux journalistes qui jouent un rôle de premier plan dans la défense de la liberté de la presse, que ce soit par leurs écrits, leur travail journalistique, leurs positions ou leurs activités intellectuelles et syndicales, ou qui sont exposés à des pressions en raison de leur défense de la liberté de la presse et des droits des journalistes. Elle peut être accordée. Elle peut également être accordée à des personnes physiques autres que les journalistes qui exercent cette fonction. Elle peut également être accordée à une personne morale publique ou privée si elle contribue efficacement à soutenir la liberté de la presse et à défendre les journalistes.

Il convient de noter que les crimes visant les journalistes palestiniens sont indissociables d’un contexte général et constituent un crime brutal contre l’ensemble du peuple palestinien et contre ceux qui transmettent la vérité sur la terre de Palestine, ce qui a jusqu’à présent abouti au martyre de 110 journalistes et professionnels des médias, hommes et femmes.

Les sièges sociaux de plus de 65 médias palestiniens ont été détruits à Gaza, en plus de l’arrestation de 18 collègues pour tenter d’obscurcir la vérité.

Le Conseil syndical égyptien a souligné que la révélation de ces crimes par la presse fermerait la porte à l’impunité pour les auteurs de ces crimes et aux violations sionistes contre les journalistes et les civils palestiniens.

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