Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a annoncé mardi que les relations entre Téhéran et le Caire sont entrées dans une nouvelle phase, décrivant le niveau actuel d'engagement et de confiance entre les deux pays comme «sans précédent».
Écrivant sur la plate-forme de médias sociaux X, Araghchi a souligné que la diplomatie entre l'Iran et l'Égypte avait atteint un tournant, caractérisé par une coopération politique accrue et, notamment, un sentiment accru de confiance mutuelle.
Lors de sa visite au Caire, Araghchi a tenu des réunions de haut niveau avec le président égyptien Abdel Fattah El-Sissi et le ministre des Affaires étrangères Badr Abdeatty. Il a noté l'importance de ces discussions, les mettant en évidence comme des jalons dans l'évolution de la relation entre les deux puissances régionales.
Araghchi a également souligné la responsabilité commune de l'Iran et de l'Égypte dans la promotion de la paix et de la stabilité régionales, citant leurs civilisations profondément enracinées et leurs rôles influents dans les affaires du Moyen-Orient.
Dans un geste reflétant l'appréciation culturelle et religieuse, Araghchi a visité la mosquée historique de Sayyidna al-Hussein au Caire, où il a exercé des prières en soirée. Il a ensuite dîné au restaurant traditionnel Naguib Mahfouz à Khan El-Khalili, rejoint par des personnalités égyptiennes éminentes, dont trois anciens ministres étrangères – AMR Moussa, Nabil Fahmy et Mohamed El-Orabi. Selon Araghchi, les discussions ont été très constructives.
Cette visite marque l'un des signes de rapprochement les plus visibles entre l'Iran et l'Égypte après des années d'engagement diplomatique limité, signalant des déplacements potentiels dans les alliances régionales et la coopération.