La Commission des crimes économiques et financiers (EFCC) va traduire en justice vendredi l’ancien ministre du Travail et de la Productivité et ancien gouverneur de l’État d’Anambra, le Dr Chris Ngige, suite à son arrestation lors d’une opération tôt dans la matinée à sa résidence d’Abuja mercredi.
Un communiqué publié par son assistant aux médias, Fred Chukwuelobe, a décrit l’arrestation comme un raid forcé à l’aube mené par des agents du bureau de zone Wuse II de l’EFCC. Selon lui, une vingtaine de policiers ont fait irruption au domicile de Ngige, sur Justice Mohammed Bello Road, à Asokoro, et l’auraient emmené sans lui permettre d’enlever ses vêtements de nuit.
« Il n’a pas été autorisé à changer de vêtements et a été emmené toujours en pyjama », a affirmé Chukwuelobe.
Le communiqué liait l’arrestation à une enquête en cours de l’EFCC pour laquelle Ngige avait déjà obtenu une libération sous caution administrative et serait resté coopératif.
Dans le cadre des conditions de libération sous caution, Ngige a été invité à présenter ses documents de voyage. Cependant, lors d’un récent voyage pour traitement médical aux États-Unis, il aurait perdu son passeport alors qu’il transitait par le Royaume-Uni, le forçant à retourner au Nigeria avec des papiers de voyage d’urgence délivrés par le haut-commissariat du Nigeria à Londres.
À son retour à Abuja, Ngige a rédigé une lettre informant l’EFCC de la perte et expliquant son incapacité à présenter le passeport, mais n’avait pas formellement soumis d’explication avant son arrestation de mercredi.
« Le Dr Ngige a exprimé sa surprise face à son arrestation alors qu’il n’avait pas violé les termes de sa caution administrative et avait coopéré avec l’agence dans l’exercice de ses fonctions statutaires », ajoute le communiqué.
Chukwuelobe a également rejeté les spéculations selon lesquelles l’arrestation aurait été politiquement motivée ou liée à la récente rencontre de Ngige avec le candidat travailliste à la présidentielle, Peter Obi, qualifiant ces affirmations de sans fondement et susceptibles d’attiser les tensions.
Il a déclaré que la mise en accusation prévue vendredi devrait clarifier les allégations et permettre à l’équipe juridique de Ngige de demander une libération sous caution.